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Gouvernement : Edem Kokou Tengue reprend les rênes de l’économie maritime

©-(Lomé, le 26 janvier 2026)-Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a procédé à un réaménagement ciblé de l’architecture gouvernementale, marqué par la nomination de deux nouveaux membres au sein de l’exécutif. Les décisions ont été entérinées par un décret présidentiel signé le vendredi 23 janvier 2026, suivies des cérémonies officielles de passation de charges tenues ce lundi 26 janvier dans les départements ministériels concernés.

Parmi les temps forts de cette séquence gouvernementale figure la passation de charges au niveau de l’économie maritime, consacrant le retour d’Edem Kokou Tengue au cœur de l’action gouvernementale. Nommé ministre délégué auprès du ministre des Transports, chargé de l’Économie maritime, il succède officiellement à l’équipe sortante lors d’une cérémonie marquée par la solennité et la continuité de l’action publique.

Docteur en économie et fin connaisseur du secteur maritime, Edem Kokou Tengue n’est pas un novice dans ce domaine stratégique. Ancien directeur général de Maersk Togo, il avait déjà piloté le portefeuille de l’économie maritime entre 2020 et 2024, période au cours de laquelle le Togo a consolidé la compétitivité de sa plateforme portuaire. Sa nomination est ainsi perçue comme un choix de continuité et de consolidation, dans un contexte de forte concurrence sous-régionale.

Lors de la cérémonie de passation de charges, le nouveau ministre délégué a salué le travail accompli par ses prédécesseurs et réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes engagées, notamment en matière de modernisation portuaire, de facilitation du commerce maritime et de valorisation de l’économie bleue. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la performance du Port autonome de Lomé, véritable poumon logistique du pays.

Cette dynamique s’appuie sur des résultats encourageants. En 2024, le Port autonome de Lomé a enregistré un trafic d’environ 2,06 millions d’EVP, en hausse de 8 % par rapport à l’année précédente, confirmant sa place parmi les ports les plus performants du continent africain. Un positionnement que les autorités entendent consolider face à une concurrence régionale de plus en plus structurée.

Parallèlement, le décret présidentiel a également acté la nomination de Komlan Loukou-Kadjé au poste de ministre des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales. Ingénieur des ponts et chaussées, il prend la tête d’un ministère désormais érigé en département de plein exercice, auparavant rattaché à la Présidence du Conseil. Un retour aux affaires pour cet ancien ministre des Travaux publics et des Transports, en fonction depuis février 2009.

La création de ce ministère de plein exercice traduit la volonté des autorités togolaises de renforcer la gouvernance des infrastructures de transport, d’améliorer la mobilité intérieure et d’accélérer le désenclavement des zones rurales, dans un contexte de besoins croissants en connectivité territoriale.

Avec ces ajustements, le gouvernement togolais compte désormais 29 membres, dont 18 ministres de plein exercice et 11 ministres délégués. Une configuration qui reflète l’option stratégique de l’exécutif : renforcer l’efficacité sectorielle et assurer une meilleure cohérence de l’action gouvernementale, au service du développement économique et social du pays.

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