
©Newsoftogo-(Lomé, le 29 mars 2026)-Les réformes engagées par la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier en matière de modernisation des infrastructures routières commencent à susciter l’intérêt de plusieurs pays africains. C’est notamment le cas du Niger, dont une délégation du Fonds d’Entretien Routier (FERN) du Niger a séjourné à Lomé du 24 au 27 mars 2026. Objectif, s’imprégner de l’expérience togolaise.

Cette mission d’étude avait pour objectif de permettre aux experts nigériens de mieux comprendre le fonctionnement des postes de péage et de pesage automatisés mis en place au Togo, en vue d’adopter à leur tour un système technologique moderne capable de remplacer les méthodes classiques encore en vigueur dans leur pays.
Au cours de leur immersion, les visiteurs ont découvert les dispositifs techniques déployés par la SAFER : logiciels de gestion, serveurs, sources d’alimentation énergétique, vidéosurveillance et mécanismes de contrôle assurant la traçabilité des opérations.

Selon Ibrahim Sani Souna Sido, Directeur d’exploitation du péage et pesage routier du Niger, cette visite a permis de mesurer l’efficacité du système togolais et d’échanger directement avec les responsables de terrain sur les modalités pratiques de son fonctionnement.
La délégation a également été édifiée sur plusieurs aspects organisationnels, notamment la catégorisation des poids lourds selon le nombre d’essieux, la fixation réglementaire des tarifs par arrêtés interministériels ainsi que le rôle stratégique de la vidéosurveillance dans la sécurisation des recettes et des opérations.
Pour Tardji Tyr, ces outils constituent des éléments essentiels de tout processus de modernisation durable. Il a souligné que l’existence d’un point de contrôle permanent renforce la fiabilité du système.
Cette transformation de la SAFER s’inscrit dans la dynamique de modernisation impulsée par Faure Essozimna Gnassingbé, qui a orienté l’institution vers une gestion numérique des infrastructures routières.
Au-delà de l’observation technique, les experts nigériens se sont aussi intéressés à la tarification, à la gestion des plaintes des riverains, au nombre de postes de péage et de pesage existants ainsi qu’au processus de digitalisation progressive du secteur.
En recevant la délégation, Sylvain Atoute A. Outchantcha a exprimé le souhait que cette coopération technique profite aux deux pays et contribue au renforcement des mécanismes de financement de l’entretien routier dans la sous-région.