
©Newsoftogo-(Lomé, le 18 mai 2025)-Réuni ce lundi à Lomé, le Cadre Permanent de Concertation (CPC) a examiné plusieurs préoccupations majeures relatives à l’organisation des prochaines élections municipales. Parmi les sujets au cœur des échanges figuraient la caution exigée pour se porter candidat, le financement public de la campagne électorale, ainsi que les difficultés administratives rencontrées par certains postulants.
Fixée actuellement à 50 000 F CFA, la caution est jugée excessive par une large frange de la classe politique. Le CPC recommande de l’abaisser à 20 000 ou 25 000 F CFA afin de favoriser une participation plus large, notamment celle des jeunes, des femmes et des candidats indépendants.
« Cette révision permettrait d’ouvrir davantage le processus électoral et de le rendre plus inclusif », a déclaré Mohammed Tchassona Traoré, président du CPC.
Autre point de tension : l’enveloppe de 500 millions F CFA prévue par l’État pour financer la campagne dans les 117 communes. Le CPC estime que ce montant est insuffisant, compte tenu du nombre élevé de listes et de candidats en lice. Il plaide pour une révision à la hausse afin de permettre à tous les acteurs de mener leurs campagnes dans des conditions équitables.
Le cadre de concertation a également soulevé les obstacles rencontrés par certains candidats pour l’obtention du certificat de résidence, document requis dans le dossier de candidature. Ces difficultés sont notamment dues à des interprétations erronées des textes par certains maires, qui confondent résidence effective et localité de candidature. Pire encore, des frais illégaux seraient exigés pour la délivrance de ce document, en violation des textes en vigueur.
Enfin, le CPC a réitéré son appel à une recomposition rapide de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). À cet effet, un rappel sera adressé à l’Assemblée nationale afin que cette question soit inscrite à l’ordre du jour, conformément aux recommandations déjà émises par le gouvernement.
Le CPC espère que l’ensemble de ces préoccupations seront prises en compte par l’exécutif en vue d’un scrutin municipal apaisé, transparent et véritablement inclusif.