
©Newsoftogo-(Lomé, le 25 août 2026)-Le Togo a pris part, en qualité d’invité d’honneur, à l’ouverture de la première session confédérale des Parlements de la Confédération des États du Sahel (AES), tenue lundi 24 août 2026 au Centre international de conférences Mahatma Gandhi de Niamey, au Niger. Conduit par le Président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Sélom Klassou, une délégation parlementaire togolaise a assisté à l’installation des 45 députés confédéraux représentant le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Placée sous la devise « Un espace, un peuple, un destin », cette session inaugurale marque une nouvelle étape dans la construction institutionnelle de l’AES. Elle consacre la mise en place de la dernière grande instance de la Confédération, après la création de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023 et sa transformation en Confédération en juillet 2024.
Une voix parlementaire commune pour l’AES
La cérémonie, présidée par Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de Transition du Burkina Faso, s’est déroulée en présence du Premier ministre nigérien, Lamine Zeine Ali Mahaman.
Les 45 parlementaires issus des assemblées des trois États membres ont été solennellement installés. Ils auront notamment pour mission de porter les préoccupations communes des populations, de contribuer aux débats sur les enjeux régionaux et de participer au contrôle de l’action publique au sein de l’espace confédéral.
Dans un message du président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, transmis par Ousmane Bougouma, les parlementaires ont été invités à faire de « l’intérêt supérieur du peuple » leur principale boussole.
Le Togo, un voisin et un partenaire constant
Invité d’honneur aux côtés du Tchad, le Togo était représenté par une délégation conduite par le président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Sélom Klassou. Celui-ci a transmis les salutations du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, tout en saluant la création de cette nouvelle institution parlementaire.
Il a notamment mis en avant l’importance stratégique du corridor reliant le Port autonome de Lomé à Ouagadougou et Niamey, présenté comme un axe essentiel aux
échanges et à la prospérité des populations.
Le Togo entend ainsi poursuivre sa coopération parlementaire avec les États de l’AES, dans le respect des choix souverains de chaque pays.
La question sécuritaire a également occupé une place importante dans l’intervention du président de l’Assemblée nationale togolaise. Prof. Komi Sélom Klassou a rendu hommage aux victimes du terrorisme et rappelé que ce phénomène transnational affecte plusieurs pays de la sous-région, dont le Togo.
Face à cette menace, il a plaidé pour une coopération accrue entre les institutions parlementaires. Parmi les pistes évoquées figurent l’harmonisation des législations de lutte contre les groupes armés criminels et la mise en œuvre de campagnes conjointes de sensibilisation dans les zones frontalières.
Selon lui, une approche concertée permettrait aux États de mieux répondre à des menaces qui dépassent les frontières nationales.
Une coopération appelée à se poursuivre
En clôturant son intervention, Prof. Komi Sélom Klassou a souhaité que le Parlement confédéral remplisse pleinement sa mission de représentation des peuples et de contrôle démocratique. Il a également réaffirmé la disponibilité de l’Assemblée nationale du Togo à développer des cadres d’échanges et de coopération technique avec cette nouvelle institution.
Les travaux de cette première session confédérale se poursuivent avec l’examen et l’adoption du règlement intérieur ainsi que la mise en place des différentes commissions de travail.
Avec cette session inaugurale, l’AES franchit ainsi un nouveau jalon institutionnel, tandis que le Togo réaffirme, malgré sa non-appartenance à la Confédération, sa volonté de maintenir des relations de coopération étroites avec ses voisins sahéliens.