
©-Newsoftogo-(Lomé, le 20 mars 2020)-L’Université de Lomé est « fermée » à compter de ce vendredi jusqu’à nouvel ordre. Ainsi en a décidé la plus grande université du Togo pour se conformer au point 6 des mesures annoncées par le gouvernement togolais en Conseil des ministres notamment « l’interdiction de tout rassemblement de plus de cent (100) personnes sur toute l’étendue du territoire national pour un mois à compter du jeudi 19 mars 2020 à minuit ».
« En raison de la promiscuité aggravée notamment remarquable dans les amphithéâtres et salles de cours où les effectifs sont très largement au-delà de la limite indiquée, le Président de l’Université de Lomé porte à la connaissance de la communauté universitaire et des usagers de son campus que l’institution ferme ses portes pour compter du vendredi 20 mars jusqu’à nouvel ordre », indique le communiqué signé du Prof Dodzi Komla Kokoroko, Président de cette université.
Le Prof Dodzi Kokoroko invite par ailleurs toute la communauté universitaire à observer strictement les consignes données par le gouvernement et relayées sur les campus par différents moyens de communication, puis à rester engagée dans une action collective pour des solutions efficaces et appropriées face à cette pandémie.
Il faut rappeler qu’en Conseil des ministres le 16 mars dernier, le gouvernement a pris un certain de mesures. Il s’agit de la « suspension pour deux semaines à compter du vendredi 20 mars 2020 de toutes les liaisons aériennes en provenance des pays à haut risque », à savoir l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne, « l’annulation de tous les évènements internationaux prévus au Togo » pendant trois semaines, à compter du 16 mars », la « suspension des missions officielles non essentielles vers les pays à haut risque », « le gouvernement déconseille de voyager dans les pays où sévit la pandémie », « l’interdiction de tout rassemblement de plus de 100 personnes sur toute l’étendue du territoire », à compter du 19 mars, « le renforcement de la surveillance et des mesures individuelles et collectives de prévention et de protection » et le décaissement de « deux milliards de francs CFA » pour des actions urgentes.
Les dernières informations rendues publiques jeudi par le gouvernement togolais font état de huit (8) cas détectés.