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Quand les Togolais continuent de saluer la décision d’Abdoulaye Yaya portant suspension de démolition de maisons et expulsion forcée des populations

©Newsoftogo-(Lomé, le 4 août 2022)-En octobre 2021, le Président de la Cour suprême tapait du poing sur la table. Abdoulaye Yaya prenait, au nom du Président de la République, Faure Gnassingbé, une importante décision judiciaire, celle portant suspension d’expulsion forcée et massive, démolition d’immeubles et tout déguerpissement massif des populations. Une décision qui a soulagé beaucoup de Togolais qui ont acquis des terres afin de construire leur maison mais qui sont contraints par des décisions incompréhensibles de justice de déguerpir ou de payer à plusieurs reprises. Dix (10) mois après cette décision « salutaire », les populations continuent de jeter des fleurs à Faure Gnassingbé et à son gouvernement.

Ce phénomène de litige foncier est national et représente environ 90% des affaires pendantes devant les juridictions mais l’enquête a concerné un échantillon de Togolais de Lomé.

Ekpo Dombéli Kodjo, un propriétaire de maison, Plombier-ferrailleur de métier à Sanyramé (un quartier dans la Commune de Sanguéra) ne sait comment témoigner sa reconnaissance au gouvernement pour une telle décision qui vient mettre fin aux dérives de véreux huissiers de justice en complicité avec des gros bras et de certaines forces de l’ordre et de sécurité.

«…Comment on peut imaginer qu’un seul individu peut prétendre posséder de plus de 65 hectares à Sanguéra alors qu’il n’est qu’un héritier et que sa famille et son propre père en particulier nie en bloc cet héritage ? Ce dossier nous a conduit à la justice qui, n’a pas encore rendu sa décision depuis des années. Mais ce dernier, originaire d’Agoè qui s’est converti en Islam continuait par semer la terreur dans la localité avec des arrestations des habitants et la vente tous azimuts des terres, ceci en complicité avec les forces de l’ordre et de sécurité et certains huissiers à qui il donnait de l’argent jusqu’à la sortie de cette décision. Alors, une telle décision est à saluer à sa juste valeur dans la mesure où elle permet la cohésion sociale et le vivre ensemble », s’est réjoui M. Dombéli Kodjo.

M. Dombéli dit être victime de cet « Aladji » pour avoir passé quelques jours au Commissariat dans ce dossier pour la simple et unique raison qu’il constituait une gêne pour lui. « Malgré cette décision, Aladji continue faire sa sale besogne sous un autre format », a-t-il ajouté et invite le gouvernement à veiller au grain.

Le même sentiment de joie est partagé par Dodji Ahanogbé, peintre de métier à Légbassito dans la Commune d’Agoè-Nyivé 2. Bref toute personne interviewée dans ce dossier trouve en la décision d’Abdoulaye Yaya « tardive » parce que les dérives dans l’exécution des décisions judiciaires dans le foncier ont créé des désarrois au sein des populations mais « salutaire » dans la mesure où elle vient mettre fin à tout ce qu’elle appelle « désordre » de certains individus qui « sapent » la politique du vivre ensemble prônée par le Président de la République.

Il faut dire que le Président du Conseil supérieur de la magistrature avait fondé sa démarche sur les articles 682 et suivants de la loi n°2018-05 du 14 juin 2018 portant code foncier et domanial.

J.A

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