
©-Newsoftogo-(Lomé, le 10 janvier 2020)-Le Togo se prépare de nouveau à faire face à des enjeux électoraux importants avec les élections présidentielles dont le premier tour est fixé au 22 février 2020. Ces périodes électorales sont des moments délicats compte tenu du fait qu’elles sont souvent le théâtre d’affrontements violents entre partisans du parti au pouvoir et ceux de l’opposition. La Clinique d’expertise juridique et sociale (CEJUS) croit au rôle, combien important des journalistes dans le déroulement du processus électoral. Ce vendredi, la CEJUS a entamé sa série de formation régionale. Celle de Lomé a réuni une vingtaine de chevaliers de la plume et du micro autour du thème : « Quel apport des journalistes à la pacification des processus électoraux au Togo » ?
Cette rencontre qui a reçu l’appui de l’Agence internationale de développement américain (USAID), se situe dans le cadre du « Projet de sensibilisation et d’éducation des jeunes et femmes pour un processus électoral pacifié en 2020 au Togo ».

Elle vise principalement à renforcer les capacités des journalistes sur les aptitudes nécessaires à un traitement responsable et impartial de l’information en période électorale en vue de les amener à être des acteurs de pacification des élections de 2020.
« En initiant cet atelier, la CEJUS veut permettre aux journalistes de mieux comprendre les enjeux des échéances électorales qui sont amorcées dans notre pays il y a déjà quelques jours. Nous voulons renforcer leurs capacités sur leurs missions dans l’accompagnement du processus électoral en vue d’un traitement sain et équitable de l’information électorale. Il s’agit également d’impliquer les journalistes dans la lutte contre les troubles et violences en période électorale », a précisé Henry Djamongou, Responsable des stages et des relations extérieures.

Pour lui, la liberté de la presse ne peut s’exercer sans responsabilité. Après avoir salué l’importance de cette formation, M. Djamongou Henry a par la même occasion appelé les hommes de médias à respecter l’étique et la déontologie en ces périodes « sensible » où les fake-news abondent sur la toile. « Le journaliste doit être un correspondant, un agent de paix. Il doit être utile à la société en lui apportant des informations vraies et vérifiables », a-t-il indiqué avant d’inviter les participants à construire ou à renforcer la démocratie « chère aux autorités togolaise ».
Au cours de cette rencontre, deux (2) modules seront développés notamment « Les spécificités du processus électoral et les règles applicables aux journalistes » et « La couverture de la campagne électorale ».
En rappel, cinq (5) ateliers de formations d’une durée de deux (2) jours chacun vont être organisés à l’intention des journalistes des cinq (5) régions administratives du Togo.
Joseph A.