
©-Newsoftogo-(Lomé, le 1er février 2020)-Les jeunes d’Agoè-Nyivé, ceux-là même qui se sont soulevés le 19 août 2017 contre le pouvoir de Faure Gnassingbé à l’appel du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, semblent enfin revenir à la raison. A travers une marche organisée en collaboration avec l’association « Nous voulons la paix » qui a sillonnée ce samedi les rues de Kotokoli Zongo dans la commune d’Agoè-Nyivé 4, ces jeunes demandent « pardon » au chef de l’Etat pour les dérives que ces manifestations ont causées. Ils demandent par ailleurs sa clémence en faveur de leurs frères, sœurs et amis qui ont participé à ces violences et qui se sont retrouvés en prison.
Après analyse des conséquences politiques, économiques et sociales de ces violences, les jeunes d’Agoè-Nyivé disent avoir pris « consciences » des dérives qu’ont causées ces manifestations notamment les pertes en vies, mutilés et blessés, l’instauration du climat de méfiance et de suspicion qui a longtemps régné, des dégâts matériels très importants, des biens privés et publics, des déplacés et des prisonniers. Ils « regrettent » amèrement d’avoir terni l’image de l’islam.
« C’est pourquoi nous population d’Agoè-Nyivé 4 de concert avec l’association « Nous voulons la paix », prenons l’engagement solennel de plus ne participer ou faciliter la violence telle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne. Toute la population d’Agoè-Nyivé 4 s’est mobilisée autour de nous pour qu’ensemble, nous disions non à la violence, aux actes de vandalisme fragilisant le vivre et la cohésion sociale », a déclaré Mme Ouro Sama, Porte parole de la jeunesse d’Agoè-Nyivé 4.
Ces jeunes, « acteurs de ces violences » ont profité de cette occasion pour demander « pardon » aux victimes de ces violences, au peuple togolais et au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.
Mme Ouro Sama et toute la jeunesse d’Agoè-Nyivé demandent la clémence du Président de la République en faveur de nos frères et sœurs et amis qui ont participé à ces actes de violences depuis le 17 août 2017 et qui se sont retrouvés en prison.
Les jeunes d’Agoè-Nyivé n’ont pas oublié les forces de l’ordre et de sécurité qui selon eux ont pu progressivement ramener la paix dans leur commune.
Dans son intervention de circonstance, le Préfet d’Agoé, le Colonel Hodabalo Awaté dit avoir pris « acte » de la demande de la jeunesse de cette commune. Il a indiqué qu’il rendra compte à qui de droit.
Awaté a saisi de l’occasion pour inviter l’assistance à la non violence, à la culture de la paix et de la cohésion nationale.
Joseph A.