
©-Newsoftogo-(Bafilo, le 9 février 2020)-Qu’il vous souvienne que Bafilo (360 km au nord de Lomé) dans la préfecture d’Assoli est l’une des villes qui a connue des évènements malheureux depuis le 19 août 2017 suite à l’appel du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam contre le pouvoir de Faure Gnassingbé. Le dernier en date est celui de l’opération « Dzitri-Bonsafo » en avril 2019 et dans lequel, un militant du PNP a perdu sa vie. Une situation qui n’a pas laissé indifférent le candidat de l’Union pour la République (UNIR) qui a « exprimé sa compassion » et « ses condoléances aux familles qui ont vues certains de leurs fils disparaître dans cette violence ». Par ailleurs, Faure Gnassingbé ne souhaite plus voir de telles situations ni à Assoli, ni dans aucune préfecture du Togo.
C’est ce dimanche 9 février 2020 lors de son meeting auquel des milliers de militants, militantes et sympathisants ainsi que des cadres de l’UNIR ont pris part que Faure Gnassingbé a fermement condamné ces « actes » de violences qui selon lui, peut créer des conditions d’un « embrasement ».
« Il y a quelques mois, j’ai été triste et malheureux par certains évènements que nous regrettons tous. Ces évènements nous ont attristés parce que cette belle préfecture et ce beau peuple ne méritent pas une telle réputation de violences. Vous êtes beaucoup plus fins et raffinés et les gestes de violences et de barbaries ne devraient pas avoir droit de cité dans aucun canton d’Assoli ni partout au Togo. Ici, je voudrais exprimer ma compassion et mes condoléances aux familles qui ont vues certains de leurs fils disparaître dans cette violence parce que ceux qui sont partis, nous ne les reverront plus. Et nous devons faire en sorte que les gens ne meurent plus inutilement. La violence, malheureusement est toujours aveugle. Ce qui s’est passé, je considère que ce sont des morts inutiles », a déploré le candidat de l’Union pour la République.
Selon Faure Gnassingbé qui va briguer son tout premier mandat sous la nouvelle constitution, quand on a un problème, l’on peut dialoguer même si l’on n’est pas sûr de s’entendre.
« A force de discuter, la confiance renait, on prend un peu plus de recule, on relativise et on finie par trouver une solution à la satisfaction de tous. Même si la solution peut paraitre imparfaite, c’est toujours mieux que la violence surtout que nous vivons dans une région troublée et marquée par des violences encore plus graves et dangereuses puisqu’il s’agit du terrorisme. Rien n’est parfait. On trouvera quelque chose qui n’est très bien dans le code électoral ou dans le déroulement de la campagne mais ce sont des choses mineures et nous les corrigerons au fur et à mesure », a-t-il dit.
Le chef de l’Etat s’est aussi réjoui du climat « calme » et « apaisé » dans lequel se déroule la campagne électorale, ce qui selon lui est du à un « consensus » et avec l’aide de Dieu.
Une fois réélu, Faure Gnassingbé qui a déjà « commencé certaines infrastructures et qui vont s’accélérer », veut faire bénéficier Assoli, (situé entre deux préfectures beaucoup lus peuplées avec un environnement beau et pittoresque) les mêmes chances que les autres préfectures.

Faure Gnassingbé a invité la population d’Assoli à respecter les autres candidats en lice pour cette élection présidentielle et à faire confiance au peuple car selon lui, « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu ».
La ministre des Transports et des infrastructures, Zouréatou Tchakondo-Kassa-Traoré a exhorté les populations surtout la jeunesse à bannir des comportements inciviques jusqu’à la fin du processus et à voter son champion qui n’est autre que Faure Gnassingbé.

Après Bafilo, le candidat s’est rendu à Anié (187 km au nord de Lomé) et à Elavagnon (60 km d’Atakpamé) où les populations lui ont réitéré leur soutien.
Il faut rappeler que sept (7) candidats prennent part à cette compétition. Il s’agit d’Aimé Gogué de l’Alliance pour la démocratie et le développement intégral (ADDI), Mohamed Tchassona-Traoré du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), Jean-Pierre Fabre de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le Professeur Wolou Komi du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR), Gabriel Messan Kodjo Agbéyomé (candidat du Mouvement panafricain pour la démocratie et le développement (MPDD), William Kuessan de Santé du peuple et Faure Gnassingbé.
Démarrée le 6 février dernier, la campagne présidentielle prend fin le 20 février 2020.