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La loi portant privatisation de la NSCT votée

©Newsoftogo-(Lomé, le 30 juin 2020)-En plus des nombreuses victimes occasionnées, la crise sanitaire entraîne dans son sillage des pertes économiques dont l’ampleur est pour le moment difficile à évaluer. La reprise des activités socio-professionnelle impose nécessairement de trouver des solutions nouvelles pour assurer les fonctions essentielles du pays. Et le Togo se doit d’adapter la mise en œuvre de l’axe 2 (qui concerne le secteur cotonnier) de son Plan national de développement (PND) qui vise à développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives.

Conscient de la problématique de l’emploi des jeunes, et de la réduction de la pauvreté, l’Assemblée nationale a voté lundi 29 juin 2020 à l’unanimité le projet de loi portant autorisation du gouvernement à rentrer en négociation avec le groupe Singapourien OLAM en vue de lui céder tout ou partie de sa participation dans le capital social de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT).

Une décision qui répond parfaitement au souci du gouvernement de trouver un partenaire stratégique de renom disposant de l’expertise nécessaire, susceptible de contribuer dans le domaine de l’Agro-industrie à l’atteinte des objectifs de l’axe 2 du PND, 2018-2022.

Objectif, assurer une gestion efficace et efficiente de l’industrie cotonnière, mieux cette ouverture permettra l’amélioration au quotidien des conditions de vie des populations et général et des acteurs de la chaîne de production et de transformation de la filière coton en particulier.

« Notre pays se doit donc d’adapter la mise en œuvre de son PND qui ambitionne de faire du Togo une plateforme économique par excellence dans la sous-région à travers la transformation structurelle de l’économie et la nécessité de créer des chaines de valeur dans les secteurs agricoles, manufacturiers et d’industries extractives.  Au cœur de cette ambition affichée, l’agriculture occupe une bonne place et c’est dans cet élan que s’inscrit ce projet de loi », a laissé entendre Yawa Tségan Djigbodji, la Présidente de l’Assemblée nationale et d’inviter à travailler à la création des conditions d’une transformation totale ou partielle des produits agricoles afin de tirer profit de leur valeur ajoutée.

Le ministre de l’Economie et des finances, Sani Yaya, dit être conscient que l’agriculture demeure l’un des piliers de l’économie togolais, raison pour laquelle, le secteur a bénéficié du soutien du gouvernement et des partenaires au développement.

« Pour accélérer le rythme, le chef de l’Etat a opté pour des investissements ciblés et des projets d’envergures. Le présent partenariat envisagé avec l’OLAM s’inscrit dans cette optique. Il sera conduit dans un processus inclusif et participatif avec les acteurs de la filière conformément aux engagements du Président de la République, a-t-il indiqué.

Pour lui, l’adoption de cette loi permet d’assurer l’augmentation des rendements, la modernisation de l’outil industriel, le développement de la marque «coton made in Togo » et l’accroissement de la contribution du secteur agricole en général et de la filière cotonnière en particulier, à la création de la richesse nationale et des emplois massifs.

  1. Sani Yaya s’est réjoui que les députés aient donné au gouvernement un instrument juridique déterminant pour développer le secteur agricole et poursuivre sa politique de développement économique et social. « Le gouvernement poursuivra sa relâche les réformes afin de traduire dans les faits la vision, l’ambition et la volonté du chef de l’Etat qui ont permis d’hisser notre pays au rang du 1er réformateur en Afrique et de 3ème dans le monde », a-t-il précisé.

L’accent sera mis sur plusieurs indicateurs de performances afin de garantir une amélioration déterminante de l’ensemble de la filière cotonnière.

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