
©Newsoftogo-(Lomé, le 27 juillet 2022)-Sandra Ablamba Johnson a pris part la semaine dernière à un webinaire de dialogue politique sur l’impact de la guerre russo-ukrainienne sur les prix des matières premières et des produits alimentaires en Afrique. La ministre Secrétaire Générale de la Présidence de la République était avec des ministres du Plan et des finances du Togo, du Rwanda, de l’Éthiopie et de l’Égypte, des universitaires ainsi que des représentants des instituts de recherche et de statistiques.
Cette rencontre, organisée par la Commission Économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), fut le lieu de mener des réflexions sur les effets de la guerre russo-ukrainienne sur le développement des économies africaines et de partager des expériences et des perspectives en vue d’amortir les chocs de cette crise.
« Dans un contexte économique déjà mis à mal par les crises sanitaire et climatique, je suis revenue sur les conséquences fâcheuses de ce conflit en Europe sur les politiques publiques, les plans budgétaires et les économies des pays africains, notamment la mise en œuvre d’une politique de redistribution de richesses », a-t-elle indiqué.
Mme Ablamba Johnson a aussi saisi l’occasion pour aborder les problématiques auxquelles font face les économies africaines telles que l’augmentation de la dette et des dépenses publiques, la diminution des recettes fiscales, l’inflation et le resserrement des conditions de financement ainsi que les mesures prises par le gouvernement, telles que la baisse des prévisions de croissance pour l’année 2022 à 5,9% contre une prévision initiale de 6,1%, après un taux de 5,5% enregistré en 2021, pour renforcer la résilience économique du Togo.
La région ouest africaine et le Togo étant sujets à des menaces sécuritaires et attaques terroristes, la ministre Secrétaire Générale a rappelé la volonté manifeste du Chef de l’État, Faure Gnassingbé à promouvoir le développement économique et social du Togo dans la paix et la stabilité.
Elle en a profité pour plaider à l’accroissement de l’allocation des Droits de tirage spéciaux (DTS), l’accélération de leur rétrocession et la mise en place des mécanismes plus souples pour l’accès à ces fonds, en vue de soutenir les plans de relance économique de nos pays dans les secteurs d’activités primordiaux.