
©Newsoftogo-(Lomé, le 12 avril 2024)-La récente adoption de la nouvelle constitution de la 5ème République par les députés le 25 mars 2024 marque un tournant majeur pour le Togo, passant d’un régime semi-présidentiel à un régime parlementaire. Cette évolution a suscité un vif intérêt national, notamment parmi les professionnels des médias qui se sont réunis lors d’une journée d’échanges. L’événement, organisé par la Faîtire des associations des professionnels des médias du Togo a lieu à Lomé le 12 avril 2024 à Lomé.
Placée sous le thème « Révision constitutionnelle pour la 5ème République : sens et enjeux », cette rencontre a permis aux journalistes d’obtenir des éclaircissements de la part d’éminents experts sur le contexte de cette réforme, ses enjeux et son importance pour nourrir leurs productions.
Germain Essohanam POULI, Président du Conseil national des patrons de presse (CONAPP), a souligné l’importance de cette transition institutionnelle et l’opportunité pour la presse de se former davantage pour mieux éclairer l’opinion publique.
« Depuis quelques semaines, le debat national est nourri par la réforme constitutionnelle qui a été adoptée le 25 mars dernier par les députés.Le chef de l’Etat a eu à se prononcer sur cette réforme en demandant une deuxième lecture et les consultations ont été ouvertes. Dans ce débat , la presse avait besoin de se faire une opinion plus précise des enjeux de cette véritable transition institutionnelle dans laquelle le pays entre avec l’adoption du régime parlementaire.Pour comprendre donc cette réforme institutionnelle, il fallait que les journalistes aillent vers les spécialistes, les élus du peuple, les techniciens, l’administration parlementaire, les historiens et c’est pour cela nous avons organisé ce jour , un panel de haut niveau avec des personnes ressources », a-t-il ajouté.
L’introduction d’un mandat présidentiel unique de six (6) ans et l’élection du Président du Conseil des ministres par la Chambre basse du parlement marquent des changements significatifs dans la structure du pouvoir exécutif.
Malgré le besoin d’une seconde lecture de la proposition, initiée par le Chef de l’État, Faure Gnassingbé, cette décision vise à enrichir le texte et à garantir son adoption dans un climat de consensus, soulignant ainsi l’importance d’une transition démocratique réussie pour le pays.