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EPES au Togo : Innocent Kagbara veut faire de la qualité une exigence incontournable

©Newsoftogo-(Lomé, le 11 août 2026)-À quelques semaines de la rentrée académique 2026-2027, la question de la qualité et de la crédibilité des établissements privés d’enseignement supérieur revient au cœur des préoccupations du secteur. Face aux exigences croissantes des étudiants, des familles et du marché de l’emploi, le Conseil des Établissements Privés d’Enseignement Supérieur du Togo (CEPES) entend franchir un nouveau cap dans la professionnalisation du secteur.

 

Dans cette perspective, le Sénateur Innocent Kagbara, Président du CEPES, appelle les promoteurs des établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) à adhérer à une démarche collective fondée sur le respect des normes, la transparence et l’amélioration continue des pratiques.

 

La Charte Qualité, portée par le CEPES en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur, constitue, selon lui, un instrument essentiel pour renforcer la confiance et inscrire durablement l’enseignement supérieur privé togolais dans une dynamique de performance, en cohérence avec les orientations de la feuille de route gouvernementale 2026-2031.

 

Dans cet entretien, Innocent Kagbara revient sur les enjeux de cette démarche, les principales exigences imposées aux établissements ainsi que les mécanismes d’accompagnement envisagés par le CEPES.

 

Journaliste : À l’approche de la rentrée académique 2026-2027, quel est le principal message du CEPES à l’endroit des promoteurs des établissements privés d’enseignement supérieur ?

 

Innocent Kagbara : Le message est simple, mais particulièrement important : l’heure est à l’engagement collectif. La qualité n’est plus une option ; elle constitue désormais une exigence fondamentale pour la crédibilité et la pérennité de notre secteur.

 

Le CEPES invite donc l’ensemble des établissements privés d’enseignement supérieur à adhérer à la Charte Qualité. Ce document constitue notre référentiel commun pour construire un enseignement supérieur privé crédible, performant et compétitif, en parfaite cohérence avec les orientations du ministère de l’Enseignement supérieur et la feuille de route gouvernementale 2026-2031.

 

Journaliste : Pourquoi cette Charte Qualité est-elle devenue indispensable ?

 

Innocent Kagbara : L’enjeu fondamental est celui de la confiance. Nous devons pouvoir garantir la confiance des étudiants, des parents, des employeurs, mais également celle de nos différents partenaires nationaux et internationaux.

 

La Charte Qualité traduit notre volonté de professionnaliser davantage nos établissements. Elle définit des engagements précis destinés à améliorer leur fonctionnement, leur gouvernance et leurs prestations, tout en renforçant leur crédibilité aux niveaux national et international.

 

Journaliste : Quels sont les principaux engagements auxquels les établissements sont appelés à souscrire ?

 

Innocent Kagbara : Plusieurs exigences doivent désormais être considérées comme prioritaires.

 

Il s’agit notamment du respect du calendrier académique harmonisé, élaboré par le CEPES en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur.

 

Nous insistons également sur la nécessité de créer un Service des Examens dans chaque établissement, afin d’améliorer l’organisation et la sécurisation des évaluations.

 

Le respect strict du système Licence-Master-Doctorat (LMD) constitue également un principe fondamental. Un étudiant doit impérativement achever son cycle de Licence avant de pouvoir s’inscrire en Master.

 

Enfin, chaque établissement devra mettre en place un comité interne chargé de l’étude des dossiers académiques. En cas de difficulté ou de doute sur un dossier, ce comité pourra solliciter l’expertise des spécialistes du CEPES.

 

Journaliste : La communication des établissements constitue également un enjeu important. Quelles recommandations formulez-vous ?

 

Innocent Kagbara : La communication doit être fondée sur la transparence, la sincérité et la responsabilité. Nous devons absolument éviter toute forme de publicité susceptible d’induire les étudiants ou leurs parents en erreur.

 

Lorsqu’un établissement fait référence à une reconnaissance du CAMES, par exemple, il doit préciser clairement les diplômes et les filières concernés. Il ne faut pas créer de confusion autour de la portée réelle d’une reconnaissance.

 

Nous encourageons également les établissements à afficher de manière visible leurs arrêtés d’agrément, autorisations d’ouverture et reconnaissances du PRED. C’est une exigence élémentaire de transparence à l’égard des étudiants et du public.

 

Journaliste : Le CEPES entend-il exercer principalement une fonction de contrôle ou prévoit-il également un accompagnement des établissements ?

 

Innocent Kagbara : Absolument, nous voulons être dans l’accompagnement. Nous ne souhaitons pas être uniquement des contrôleurs.

 

Le CEPES mettra son expertise à la disposition des établissements qui souhaitent améliorer leur gouvernance, leur communication, leur organisation et leur visibilité.

 

Les établissements qui s’engageront véritablement dans cette démarche qualité pourront bénéficier de notre accompagnement. Ils pourront également utiliser le logo du CEPES, conformément aux conditions et aux règles qui seront définies à cet effet.

 

Notre objectif est d’instaurer une véritable culture de l’amélioration continue au sein de l’enseignement supérieur privé.

 

Journaliste : Quelles sont les principales activités programmées par le CEPES pour l’année académique 2026-2027 ?

 

Innocent Kagbara : Plusieurs initiatives sont prévues.

 

Nous allons notamment poursuivre la mise en œuvre du calendrier académique harmonisé, organiser les Journées scientifiques du CEPES, mettre en place les Olympiades du CEPES et organiser le Salon de l’Étudiant.

 

Nous prévoyons également le lancement d’une plateforme numérique du CEPES, destinée notamment à centraliser les données relatives aux établissements et à faciliter l’accès à l’information.

 

Par ailleurs, plusieurs partenariats nationaux et internationaux sont actuellement en préparation. Ils devraient contribuer à renforcer l’ouverture, la visibilité et la compétitivité de l’enseignement supérieur privé togolais.

 

Journaliste : Quel message souhaitez-vous adresser aux promoteurs des établissements privés d’enseignement supérieur et aux étudiants à la veille de cette nouvelle rentrée ?

 

Innocent Kagbara : Je voudrais lancer un appel à l’unité, à la responsabilité et à l’excellence.

 

L’avenir de l’enseignement supérieur privé togolais dépend de notre capacité collective à respecter les normes, à améliorer continuellement nos pratiques et surtout à placer l’étudiant au centre de nos préoccupations.

 

Nous devons comprendre que la qualité n’est pas une contrainte administrative. Elle est la condition de notre crédibilité, de notre compétitivité et de notre capacité à former des ressources humaines capables de répondre aux besoins de notre pays et du marché international.

 

Le CEPES reste donc engagé aux côtés des établissements pour accompagner cette transformation et faire de l’enseignement supérieur privé togolais un véritable levier de développement.

 

À travers cet appel à l’adhésion à la Charte Qualité, le CEPES entend manifestement franchir une nouvelle étape dans la structuration de l’enseignement supérieur privé au Togo. Respect des normes académiques, transparence dans la communication, gouvernance renforcée et accompagnement des établissements constituent désormais les principaux axes de cette démarche.

 

À l’orée de la rentrée académique 2026-2027, le message du Président du CEPES est sans équivoque : la qualité doit désormais s’imposer comme une exigence collective et un engagement durable, au bénéfice des étudiants, des établissements et, plus largement, du système éducatif togolais.

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