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Interpellation de journalistes français : la HARC appelle à la responsabilité

©Newsoftogo-(Lomé, le 20 août 2026)-Dans un communiqué en date du 19 août 2026, signé par son président, Pitalounani TELOU, la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) appelle les professionnels des médias ainsi que les créateurs de contenus au strict respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur en matière d’information et de communication en République togolaise.

Cet appel intervient dans un contexte marqué par la circulation, dans les médias et sur les réseaux sociaux, de nombreuses informations relatives à l’arrestation de deux journalistes français, Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani, auxquels de fausses déclarations seraient reprochées.

Dans son communiqué, la HARC précise que ni France Télévision ni les deux intéressés ne l’ont saisie d’une quelconque demande d’accréditation. Or, rappelle l’institution, l’article 20 du Code de la presse et de la communication dispose que, outre la détention d’une carte professionnelle de presse, les correspondants de presse et les envoyés spéciaux des organes de presse étrangers sont tenus de solliciter et d’obtenir une accréditation auprès de la HARC. Celle-ci en transmet ensuite copie aux ministères chargés de la Communication et de la Sécurité.

Face à cette situation, le président de la HARC invite les professionnels de la presse et les créateurs de contenus à faire preuve de calme et de retenue. Il les appelle notamment à laisser la justice togolaise conduire sereinement les procédures en cours, en toute indépendance.

L’objectif, souligne la HARC, est de permettre à la justice de déterminer les circonstances de la présence des deux intéressés sur le territoire national, la nature de leurs activités ainsi que, le cas échéant, les faits qui leur sont reprochés.

À travers cet appel, l’autorité de régulation rappelle ainsi aux acteurs de l’information et de la communication leur responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations, particulièrement lorsqu’elles concernent des procédures judiciaires en cours.

Olivier YAO

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