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Togo : vaste réaménagement à la tête de l’armée et du renseignement

©Newsoftogo-(Lomé, le 18 août 2026)-Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, chef suprême des armées, a procédé, ce lundi 17 août 2026, à une importante réorganisation au sein de l’appareil de défense et de renseignement du Togo. Huit (8) décrets, numérotés de 2026-159 à 2026-166, consacrent plusieurs nominations et promotions à des postes stratégiques.

 

Parmi les principales décisions figure la promotion du colonel Tchakpélé Aklesso au grade de général de brigade et de sa nomination au poste de Chef d’état-major Général des Forces armées togolaises (FAT). Il succède au Général ALLAHARE Dimini, nommé en mai 2024.

Dans le même mouvement, le général de brigade aérienne Mamah Agnidoufey Essomolam est nommé directeur général de l’ANAC-Togo, tandis que le colonel Kombaté Latiembé, ancien commandant de l’opération Koundjoaré, prend les fonctions de chef d’état-major de l’armée de terre. Il succède au général Kolemagah Kassawa, qui avait précédemment dirigé l’armée de terre avant d’être nommé inspecteur général des Forces armées togolaises en 2023.

 

L’armée de l’air connaît également un changement à sa tête avec la nomination du colonel Idrissou Abdou Ahabou au poste de chef d’état-major. Le colonel Kilimou Mazama-Esso devient, pour sa part, chef d’état-major particulier du Président du Conseil succédant au Colonel Apedo Kodjo Epké.

 

Un nouveau dispositif à la tête du renseignement

réorganisation touche également l’appareil national de renseignement. Le colonel Akakpo Ayéwalagni est nommé directeur général de l’Agence nationale de renseignement (ANR), tandis que Samarou Essowoè devient directeur général adjoint de l’institution.

 

À travers cette série de nominations, les autorités procèdent ainsi à un renouvellement de plusieurs maillons essentiels de la chaîne de défense, de sécurité et de renseignement.

 

Cette recomposition intervient dans un contexte marqué notamment par les enjeux sécuritaires auxquels le pays est confronté dans la région des Savanes. Elle met en avant la nécessité d’un dispositif de commandement capable de répondre aux exigences opérationnelles et de renforcer les capacités d’anticipation et de renseignement.

 

Le parcours opérationnel de certains des nouveaux promus constitue également un élément notable de cette réorganisation. La nomination du colonel Kombaté Latiembé, qui a exercé des responsabilités dans le cadre de l’opération Koundjoaré, illustre notamment la valorisation de l’expérience acquise sur le terrain.

 

Au-delà des changements de personnes, cette série de décrets traduit une volonté de renforcer la coordination entre les différents segments de l’appareil sécuritaire, du renseignement au commandement militaire, en passant par les structures liées à la sécurité aérienne.

Cette nouvelle architecture devrait désormais se traduire par une meilleure articulation entre anticipation, renseignement, commandement et action opérationnelle, avec pour finalité la consolidation de la sécurité et de la souveraineté nationales.

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