
©Newsoftogo-(Lomé, le 16 février 2024)-Les problèmes liés à la propriété foncière au Togo sont de plus en plus préoccupants, particulièrement dans les zones urbaines, où plus de 80 % des litiges judiciaires portent sur ce sujet. À Djagblé Gbamakopé, Bouraïma Soumaïla, Président Directeur Général de la Société de commerce en Afrique de l’Ouest (SOCAOBIZ), est lui-même confronté à cette réalité. Les faits révèlent une fraude sournoise où M. Bouraïma Soumaïla s’est retrouvé piégé après avoir investi 132 millions FCFA dans l’achat de quatre lots au lieu précité se heurtant à des prétendus propriétaires refusant de céder le terrain.
Les faits
En effet, il y a presque trois (3) ans, M. Bouraïma Soumaïla a investi 132 millions de francs CFA pour l’achat d’un terrain de quatre lots à Djagblé Gbamakopé. Cependant, après avoir versé la somme convenue, il n’a toujours pas pu mettre la main sur sa propriété.
Cette affaire met en lumière une escroquerie sournoise dans la vente d’un terrain à Monsieur Bouraïma Soumaïla. Au cœur de ce réseau frauduleux se trouverait une femme se faisant passer pour la petite sœur du Président de la République, Faure Gnassingbé.
La rencontre initiale entre M. Soumaïla et cette femme, survenue lors de l’achat de quatre lots à Djagblé, n’est en rien fortuite. Les deux (2) se seraient déjà rencontrés en France. Profitant de cette relation préexistante, la fraudeuse aurait garanti à M. Soumaïla l’obtention de l’agrément nécessaire pour son projet de construction d’une station d’essence sur les terrains achetés. Aveuglé par cette assurance et en toute confiance, le PDG de SOCAOBIZ aurait versé les 132 millions FCFA à un huissier de justice, croyant ainsi sécuriser la transaction.
Cependant, après ce versement, les actions de la fraude se sont rapidement manifestées. Le PDG de SOCAOBIZ a entrepris la construction de la clôture sur le terrain acquis, sur laquelle était inscrit « cessation des travaux ». Près d’un an (1) de démarches incessantes, M. Soumaïla déclare n’avoir jamais récupéré son argent. Il se retrouve ainsi pris au piège d’une situation où la fraude semble se jouer de lui à chaque étape.
Cette affaire révèle non seulement les rouages complexes d’une escroquerie planifiée, mais met également en lumière les conséquences dévastatrices de la confiance aveugle dans des transactions financières. Jusqu’aujourd’hui, Monsieur Bouraïma Soumaïla se retrouve, quant à lui, pris dans un tourbillon d’incertitude et de tromperie, cherchant désespérément justice dans une affaire où la confiance a été abusée à son détriment.
Les prétendus propriétaires refusent de lui céder le terrain, laissant derrière eux une traînée de confusion et de méfiance. Cette situation entrave non seulement le développement économique de la région, mais elle porte également atteinte à la confiance des investisseurs locaux et étrangers, compromettant ainsi les opportunités de croissance et d’emploi.
Ce cas, loin d’être isolé, révèle un réseau insidieux impliquant des huissiers et d’autres individus peu scrupuleux qui exploitent leur connaissance du système pour manipuler les transactions foncières à leur avantage. Ces pratiques frauduleuses sapent la confiance dans le système juridique et sapent la politique du Président de la République, Faure Gnassingbé.
Monsieur Bouraïma Soumaïla, pensant agir avec bienveillance, consentit à contracter un prêt auprès d’une institution bancaire des États-Unis d’Amérique dans le but d’investir au Togo, en vue de construire une station-service baptisée SOCAO-OIL. Malheureusement, il se trouve désormais dans une impasse où la construction de ladite station s’avère impossible, le remboursement des fonds demeure inexistant et l’attribution du terrain lui est refusée. Une telle conjoncture suscite légitimement un découragement quant à l’investissement au Togo.
Les conséquences du refus de céder le terrain à l’ayant droit ou de lui retourner son argent sont multiples et dévastatrices. Non seulement cela impacte directement les investisseurs, mais cela crée également un climat de méfiance généralisé qui nuit à l’ensemble de l’économie et au bien-être de la population.
La fraude foncière n’est pas seulement un problème pour les investisseurs privés comme Bouraïma Soumaïla, mais aussi pour le développement national. En effet, les investissements étrangers et locaux sont souvent freinés par la méfiance à l’égard des transactions foncières, ce qui limite les opportunités de croissance et de prospérité pour les Togolais. De plus, l’incapacité à résoudre ces conflits fonciers entrave la mise en œuvre de projets d’infrastructure et de développement urbain, retardant ainsi le progrès socio-économique du pays.
Pour remédier à cette situation, des mesures urgentes doivent être prises. Tout d’abord, une réforme foncière complète est nécessaire pour clarifier les droits de propriété et renforcer les mécanismes de protection des investisseurs. De plus, une surveillance accrue des transactions foncières, notamment en ce qui concerne le rôle des huissiers et des agents immobiliers, est indispensable pour prévenir les abus et punir les fraudeurs.
En outre, il est impératif de mettre en place des mécanismes efficaces de résolution des litiges fonciers afin de garantir un règlement rapide et équitable des conflits.
Le scandale foncier au Togo illustre les défis persistants auxquels le pays est confronté en matière de gouvernance et de développement économique. Pour prospérer, le Togo doit s’attaquer de manière résolue à la fraude foncière et garantir un environnement d’affaires transparent et équitable pour tous les acteurs impliqués dans les transactions immobilières.