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Le rapport du PAEIJ-SP validé à Lomé

Du 27 août au 10 septembre 2018, l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) a réalisé une étude de la situation de référence du Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) sur toute l’étendue du territoire. Le rapport de cette étude a été validé ce mardi à Lomé.

L’enquête quantitative sur la situation de référence PAEIJ-SP s’est réalisée au moyen d’un sondage probabiliste sur un échantillon de 416 primo individuels, 50 groupements de bénéficiaires dont 16 groupements de manioc et 34 groupement de soja.

Il convient de rappeler que pour chaque filière, un échantillon représentatif de témoins a été tiré. Ce qui permet d’utiliser la technique de la double différence au moment de l’évaluation à mi-parcours et l’évaluation finale du projet. En complément à l’enquête quantitative, l’approche qualitative par des discussions de groupe a permis d’approfondir la perception des membres des groupements sur les différents aspects de la production. Au total, 12 petites et moyennes entreprises et 24 groupements de producteurs dont deux groupements de producteurs de manioc et des groupements producteurs de soja ont été ciblés pour l’enquête qualitative.

Les résultats obtenus permettent de savoir que l’activité d’élevage dans la région des savanes est pratiquée principalement par les hommes soit (80%), seuls 34,7% des éleveurs appartiennent à un groupement et seuls 7,7% des éleveurs de petits ruminants éleveurs utilisent des bergeries traditionnelles améliorées (BTA) tandis que 8,8% des éleveurs de volailles utilisent des poulaillers traditionnels améliorés (PTA) comme habitat des animaux etc.

Dans la région maritime, par rapport à la filière maïs, il ressort de l’analyse que dans cette filière, 72% des producteurs de la région maritime financent la production de maïs sur fonds propres, 27,3% par des prêts.

Au niveau la filière manioc, la proportion de l’autofinancement est presque la même que dans la production du maïs, soit 72,4% et 27,6% financent leur production par des prêts. Parmi ces producteurs, 35,3% ont recouru à une institution de microfinance ou une banque pour le prêt. La facilitation à l’accès au crédit (62,2%) est le service le plus demandé des producteurs de manioc de la région maritime.

Tous ces résultats ont été présentés par Komi Agbéti, chef division des études sociodémographiques et sur les conditions de vie des ménages à l’INSEED aux parties prenantes au projet. Ce n’est qu’après cette présentation que le rapport de l’étude a été validé.

En rappel, le PAEIJ-SP est lancé en 2016 et prendra fin en 2020. Il est financé à 11,8 milliards de francs CFA par la Banque africaine de développement (BAD).

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