Revue de presse du 5 novembre 2019

©-newsoftogo-(Lomé, le 5 novembre 2019)-Les journaux parus aujourd’hui dans les kiosques sont revenus sur la présidentielle de 2020 qui doit se tenir entre le 19 février et le 05 mars de l’année prochaine avec en toile de fond la candidature ou non du Président de la République et Président du parti Union pour la République (UNIR), Faure Gnassingbé.
Le Bimensuel Atopani Infos écrit que les acteurs politiques togolais sont désormais fixés sur la période de la tenue de la prochaine élection présidentielle. « La cour constitutionnelle a indiqué jeudi dernier que le scrutin est beaucoup plus proche que ne l’imaginent plusieurs. L’élection aura lieu le 19 février au plus tôt et le 5 mars 2020 au plus tard », indiqué le journal.
Forum de la semaine, un quotidien privé pense que si c’est la Cour constitutionnelle qui a précisé jeudi dernier la fourchette de 19 février et le 5 mars 2020 dans laquelle aura lieu l’élection présidentielle de 2020, il faut préciser que le Président Faure reste principal détonateur.
Sur la date de l’élection présidentielle de 2020, le Bihebdomadaire togolais L’Union pour la Patrie pense que cela ne soit nullement être une surprise pour tout acteur politique sérieux qui maîtrise le calendrier républicain et tout citoyen qui n’est pas dérangé par des tortueux raccourcis politico-légaux.
Candidature ou non de Faure Gnassingbé
Pour le journal Sika’a, après 14 ans de carrière, l’attaquant togolais Faure Messingbé est toujours prêt à jouer foutoubol. « Le 4ème mandat en téléchargement fait couler non seulement d’encre mais aussi de sueur car la perspective pousse des gens à courir, à gauche et à droite », écrit le journal et qui pense que l’idéal pour le Togo aurait été que le président sortant depuis plusieurs années trouve enfin la porte et quitte le palais en 2020. Tout le monde sait que l’alternance au pouvoir est une bonne chose. Elle libère les énergies, promeut le progrès social et donne une plus grande chance à la paix. Mais telle que la situation évolue, tout porte à croire que le fils du Baobab sera candidat », précise le même journal.
L’Alternative tacle sérieusement la France et titre à sa Une que le réseau Françafrique est à la « manœuvre pour imposer de nouveau Faure Gnassingbé » avant de se demander si Macron est-il en train de se dédire. « L’obsession de Faure Gnassingbé à s’offrir un 4ème mandat à la tête du pays est la pire des choses qui puisse arriver au Togo et une honte pour toute l’Afrique. Pendant que les manœuvres sont en cours pour imposer de nouveau, les observateurs et les hommes avisés ont le regard tourné vers Paris, puisque la France est l’éternel soutien indéfectible de la nauséabonde dictature togolais », renchérie le Bihebdomadaire privé.
Pour s’en convaincre, le même journal cite quelques personnes qui jouent ce rôle. De Charles Debbasch à Dominique Strauss-Kahn en passant par Raymond Germanos et bien d’autres, le journal indique que chacun de ces personnes sait par quel relais en France il faut plaider la cause de Faure Gnassingbé. La tête de pont de ces relais se trouve être Jean Yves Le Drian, un des derniers maillons de la Françafrique, ami des dictateurs, qui est aujourd’hui joue le rôle du nouveau Foccart.
Le journal se demande enfin si Emmanuel Macron, sa laisser Faure Gnassingbé à la tête du Togo.
Le quotidien privé Togomatin prend carrément le contre-pied de L’Alternative. Pour la présidentielle de 2020, UNIR ne compte pas y aller sans Faure Gnassingbé, titre le journal à sa Une. « Alors que la cour constitutionnelle vient de fixer la période au cours de laquelle se tiendra le 1er tour de l’élection présidentielle de 2020, le parti au pouvoir UNIR n’a pas encore désigné son candidat. Dans le camp présidentiel, l’on préfère toujours maintenir le suspense. L’identité de ce candidat ou de cette candidate est en tout cas très attendue. Mais jusqu’ici, les membres du parti ne voient pas cette élection se dérouler sans Faure Gnassingbé », écrit le journal.
Le journal pense que le Chef de l’Etat a annoncé sa candidature mais de façon déguisée lorsqu’il disait lors du lancement du rapport Doing Business 2020 qu’ « il pense déjà à l’année prochaine » ou qu’«il ne veut pas avoir honte l’année prochaine ». « Quoi qu’il en soit, les membres de ce parti ne comptent pas se passer de leur champion car il est sur une bonne trajectoire en cette fin de mandat, malgré la crise politique récente et d’autres difficultés », renchérie le journal.
L’autre sujet est la première édition de la semaine du secteur privé qu’a ouvert ce lundi par le Premier ministre, Komi Sélom Klassou sous le thème : « Secteur privé, moteur de croissance et de développement socio-économique du Togo ».
Deux semaines après que le Togo a été classé premier en Afrique et troisième au monde par la Banque mondiale à travers le Doing business en matière de réforme des affaires le pays prouve tout le bien qu’on pense de lui en initiant une « semaine du secteur privé », qui a débuté hier et prendra fin le 8 novembre prochain écrit Togomatin.
Vision d’Afrique a indique que le Togo a créé un cadre d’expression et de concrétisation de ses ambitions. « Les affaires n’ont pas besoin de bruit mais de stabilité pour progresser », cite les propos du ministre du commerce, de l’industrie, du développement du secteur privé et de la promotion de la consommation locale, Kodjo Adedze.
En sport, c’est le décès de l’entraîneur des Eperviers U20, Ayivi Ekuevi des suites d’un malaise qui intéresse les journaux. Le journal L’Equipe Sportive se base sur certaines informations et écrit que le coach est malmené par un cancer de poumon depuis quelques semaines, ce qui a obligé à son hospitalisation au CHU Sylvanus de Lomé. « Dernier fait que le monde du football retiendra de lui, c’est cette tournée qui l’a mené à travers tout le Togo pour détecter les talents qui viendraient renforcer l’effectif de la sélection nationale U20 dont il était aux commandes depuis un moment », précise-t-il.
L’Alternative revient sur le sujet et écrit que Ayivi Ekuevi manquera au foot togolais.