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Aviation civile africaine : Ensemble, on serait plus fort

©-Newsoftogo-(Lomé, le 15 novembre 2019)-A l’initiative de l’Agence nationale de l’aviation civile du Togo (ANAC-Togo), la journée de la décision de Yamoussokro portant sur le transport aérien en Afrique a été célébrée ce jeudi à Lomé sous le thème : « CAFAC, organisme de l’exécution du MUTAA, 50 ans consacrés à la mise en place d’un système de transport aérien, intégré, sûr et durable en Afrique ».

Cette journée à laquelle prennent part les pays membres du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) s’inscrit dans le cadre du 20ème anniversaire de l’adoption de ladite décision et du 50ème anniversaire de la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC). Elle vise à faciliter les mesures de coopération entre les Etats africains pour un système de transport aérien intégré et durable.

L’objectif de la rencontre de Lomé est de trouver les voies et moyens pour accroître le PIB de 1,3 milliard de dollars, créer 300 mille emplois, réaliser une économie de 500 millions de dollars en tarif de passager en améliorant les services directs de 75%, etc… Mais pour y arriver, il faudra fusionner les énergies, qui est la véritable alternative du développement du secteur, selon les organisateurs.

« L’avion et le carburant coûtent très chers. Ce n’est pas aussi facile d’exploiter et c’est ce qui fait que les pays n’arrivent pas à créer leur propre compagnie. En Afrique, si on pouvait se retrouver avec deux ou trois compagnies, on aurait gagné. Et c’est ce que prônent les autorités », a déclaré Peguedou Komi, Directeur des Transport aérien du Togo.

Pour le Directeur de Sécurité et de qualité de la compagnie panafricaine Asky, Alemdzrodo Kankué, les taxes restent le véritable obstacle à surmonter. « Le défis des compagnies en Afrique est énorme. C’est une question d’investissement et de formation. Les charges font que les tarifs sont plus élevés en Afrique comparativement à l’Europe, en Asie où le niveau de vie permet aux gens de voyager facilement. Notre objectif est de pouvoir déplacer les personnes et les biens en Afrique », a-t-il précisé.

A ce jour, le MUTAA compte 34 pays membres.

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