
©Newsoftogo-(Lomé, le 30 septembre 2020)-Dans la région de la Kara (ville située à 450km au nord de Lomé), les Travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) changent positivement le quotidien des jeunes de ladite région. La preuve est que 3080 jeunes répartis dans 44 villages (à raison de 70 jeunes par village) sélectionnés par tirage au sort vont bénéficier des THIMO pour la réalisation de 44 microprojets d’intérêt communautaire (entre autres la réhabilitation de pistes, la construction des retenues d’eau, la plantation d’anacardiers et les captages de sources) dans les villages ciblés pauvres par le projet d’opportunités d’Emploi pour les jeunes vulnérables (EJV).
Déjà en 2019, 1260 jeunes de la première vague venus de 18 villages ont pris part aux THIMO, un projet qui découle de la composante ‘volontariat communautaires et formations’ avec pour objectif principal de « donner l’occasion à ces jeunes de développer de saintes habitudes de travail et d’acquérir des valeurs civiques tout en participant à une activité valorisée par la communauté ».
Durant 80 jours, ces jeunes ont assuré la réalisation d’un microprojet choisi de façon particulière selon le besoin de leur communauté respective contre une rémunération de 15.000 francs CFA tous les dix (10) jours. Sur les 1260 jeunes, 938 ont réussi à atteindre l’objectif fixé au départ par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), celui de pouvoir épargner 40.000 francs CFA sur son compte à la fin des 80 jours. Et ce sont ces jeunes qui ont bénéficié d’accompagnements financiers pour la création de leurs activités génératrices de revenus (AGR) avec 60.000 francs CFA.
Etalés sur 80 jours, les THIMO sont couplés de formation en développement d’affaires (FoDA) et sur les aptitudes à la vie. L’objectif étant de permettre aux jeunes bénéficiaires d’élaborer leur plan d’affaire avec l’appui des facilitateurs recrutés par le projet.
L’impact de Coronavirus sur les THIMO
Comme tout projet dans le monde entier, les THIMO sont aussi impactés négativement par la crise sanitaire liée au nouveau Coronavirus (Covid-19). Démarrée en février 2020 avec les 1820 jeunes âgés de 18 à 35 ans des 26 villages restants, ces THIMO ont été « purement » et « simplement » suspendus à cause de cette pandémie apparue en Chine en 2019 et que le Président de la République, Faure Gnassingbé appelle « l’ennemie invisible ». Nous sommes avec la deuxième vague.
Très vite, le Chef de l’Etat et son gouvernement ont pris une bactérie de mesures pour limiter la propagation de ce virus. L’ANADEB, consciente de cette situation se conforme aux règles édictées par les autorités.
Cette agence gouvernementale dirigée par Mme Mazalo Katanga suspend les activités entre fin février et fin juin. Ce n’est qu’après l’allègement de certaines mesures par les autorités compétences et la reprise partielle des activités que la deuxième vague a repris les travaux en juillet.
Quand les THIMO changent le quotidien des jeunes
Les Travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO), qui relèvent de la composante ‘volontariat communautaire et formation’ du projet d’opportunités d’Emploi pour les jeunes vulnérables (EJV), ont fait des heureux dans les villages retenus par le projet.
Avec ce projet, tous les jeunes des villages concernés sont occupés. Fini les aventures des jeunes filles à la recherche du gain facile, fini des trafics de tout genre, fini les vols…Ce n’est pas tout. Les THIMO, il faut le dire ont changé positivement la vie des jeunes.
« Avec les THIMO, j’ai plus de valeur qu’hier. C’est par ce projet que je suis passé pour pouvoir bénéficier les subventions pour mettre en place mon activité. Aujourd’hui, moi aussi je peux me compter parmi les gens », se réjouie le jeune Kolomba, l’un des bénéficiaires du projet dans le village de Sombohou (dans la préfecture d’Assoli), devenu agriculteur grâce à ce projet.
Les parents de ces jeunes ou les Présidents du Comité villageois de développement (CVD) quant à eux ont tour-à-tour jeté des fleurs à l’ANADEB pour avoir sorti leurs enfants de la pauvreté.
Le THIMO, est l’un des processus qui amène le jeune à mettre en place ses AGR. « L’objectif est d’offrir l’occasion de développer de saintes habitudes de travail et d’acquérir des valeurs civiques tout en participant à une activité valorisée par la communauté », précise la composante ‘volontariat communautaire et formation’.
Il faut rappeler que la deuxième vague composée de 26 villages réunissant 1820 jeunes pour les THIMO qui sont en cours et sont presqu’à la fin. Ils ont eux aussi bénéficié des FoDA.
Pour l’heure, il est trop tôt de savoir le nombre de jeunes qui ont pu épargner les 40.000 FCFA pour bénéficier des activités génératrices de revenus.
J.A