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Arrestation de 3 membres du SET : la DMK exhorte le gouvernement « illégitime » à cesser son acharnement contre les travailleurs

©Newsoftogo-(Lomé, le 21 janvier 2021)-Alors qu’ils participaient à une réunion mercredi 20 janvier au siège de la Synergie des travailleurs du Togo (STT) à Lomé, trois (3) membres du Syndicat des enseignants du Togo (SET) ont été interpellés par la gendarmerie nationale. Ceux-ci ont été amenés de forces vers le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC), a-t-on appris.

Une situation qui n’a pas été du goût de la STT et plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme.

« Subitement, des gens sont venus dans notre salle de réunion. Ils ont ramassé les camarades. J’ai voulu partir avec eux mais ils ont refusé. Ils m’ont fermée dans la salle et sont partis. J’ai réussi à sortir, mais ils ont aussi bloqué le grand portail de notre siège. J’ai dû pousser le gendarme avec la porte pour sortir, mais ils sont quand même partis avec les camarades. Ils n’ont absolument rien dit. Ils ont violé le siège de la STT et emporté les camarades de force », a relaté la Coordinatrice de la STT, Nadou Lawson qui exige par la même occasion leur « libération ».

A la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), on estime que ces arrestation au cours d’une réunion au siège de la STT opérées par la gendarmerie sont sans « respect des droits et libertés fondamentaux des citoyens et en violation du siège d’un syndicat ».

La Dynamique Monseigneur Kpodzro condamne la « multiplication » de ces arrestations « musclées » qui interviennent « sans fondement juridique », tant sur la forme que sur le fond.

« La DMK exhorte le gouvernement illégitime à cesser son acharnement contre les travailleurs qui ne réclament que de meilleures conditions de travail », indique Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, la Coordinatrice Générale de la DMK et d’ajouter qu’en lieu et place de cet acharnement, le gouvernement doit plutôt engager un dialogue avec les enseignants pour trouver une issue à la récurrente crise sociale que connaît le secteur de l’éducation nationale et au grand dam des apprenants et des parents.

Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson invite les travailleurs, tous secteurs confondus, à rester unis et solidaires pour réclamer et obtenir la libération de leurs collègues arrêtés.

Elle demande à la communauté internationale, en l’occurrence l’Organisation internationale du travail, d’amener les autorités de fait, du Togo, au respect des chartes qu’elles ont notifiées et à la cessation de la répression contre les enseignants qui ne font que revendiquer leurs droits légitimes.

Il faut rappeler qu’il n’y a pas longtemps, le rapporteur du même syndicat a été enlevé à Kara.

Pour rappel, le SET est un jeune syndicat créé en fin d’année 2020. Depuis sa création, Renan Gnonkpa et ses camarades exigent « l’application immédiate du statut particulier ». Le SET avait appelé à une grève pour la libération de son responsable arrêté à Kara.

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