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Retards d’exécution de travaux de pistes rurales : le ministre Tchede Issa hausse le ton et menace

©Newsoftogo-(Lomé, le 4 février 2021)-Alors qu’ils devraient être exécutés dans des délais contractuels de 12 à 14 mois pour le Programme d’appui aux pistes rurales (PAPR) et de 4 à 6 mois pour le Programme annuel d’entretien mécanisé des pistes rurales (PAEMePR), les travaux sont au ralenti quatre (4) mois après le début de la période favorable pour les travaux. Une situation ne plaît pas au ministre du Désenclavement et des pistes rurales. Kanfitine Tchede Issa hausse le ton et prévient.

Dans un communiqué, détaillant la situation d’avancement des travaux du Programme d’appui aux pistes rurales (PAPR) et du PAEMePR, le ministre dit noter avec « regret » que certaines entreprises titulaires des marchés n’ont toujours pas mobilisé sur le terrain le matériel et le personnel minimal requis,  accusant ainsi des retards préjudiciables aux populations.

Kanfitine Tchede Issa trouve inadmissible que malgré les visites de chantiers et les réunions de rappel à l’ordre, ainsi que les lettres d’avertissements adressées aux entreprises, les choses n’évoluent pas.

« Vu l’immense saison des pluies, j’invite ces entreprises défaillantes à prendre des dispositions idoines pour accélérer les travaux avec la qualité requise et rattraper dans un délai de deux mois, l’avancement physique escompté desdits travaux par rapport au délai contractuel afin de respecter leur engagement vis-à-vis du cahier des charges, sous peine de mise en demeure suivie de la résiliation du contrat », rappelle le ministre dans sa note.

Les différents tableaux présentés par le ministère et consultables dans le quotidien national « Togo-Presse », montrent par exemple que certaines entreprises affichent un délai consommé de 102,4% pour un taux de réalisation de 15,46%.

En rappel, le Togo ambitionne de réaliser d’ici 2025, 4000 km de pistes rurales dans l’ensemble des 05 régions économiques. L’objectif étant de faciliter l’accès des populations rurales aux infrastructures socio-économiques de base, et désenclaver les zones à fort potentiel de production agricole comme le coton et le café-cacao.

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