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Comment pousser le commerce intra-africain de 15% à 50% ?, Wamkele Mene montre la voie aux Togolais

©Newsoftogo-(Lomé, le 27 février 2021)-Le commerce intra-africain représente aujourd’hui 15%. Avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) voulue par les chefs d’Etat et de gouvernement en décembre 2020, le continent veut porter ce taux à 50%. C’est dire que le défi est de taille mais l’Afrique veut se donner les moyens pour y parvenir. Le Togo de Faure Gnassingbé y croit « fermement ». Et pour arriver à cet objectif crucial, le corps diplomatique accrédité au Togo et le secteur privé ont été appelé à « s’impliquer d’avantage ».

En fin de mission au Togo, le Secrétaire Général de la ZLECAF, Wamkele Mene (Sud africain) a fait le point de ses échanges avec les différents acteurs à la presse vendredi 26 février 2021 à Lomé.

Depuis déjà une quinzaine d’années, le Togo a décidé de changer de paradigme, le secteur privé joue pleinement son rôle de créateur de richesses, son rôle d’auteur de la croissance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, ce secteur est appelé à contribuer les ¾ du financement du Plan national de développement (PND, 2018-2022). Le secteur privé est également attendu sur la mise en œuvre du projet structurant de la vision 2020-2025 portée par le Président de la République.

Le deuxième changement de paradigme est l’accent mis sur l’agro-industrie. Cette vision découle d’un constat selon lequel pendant longtemps, l’Afrique a exporté vers les pays du Nord ce qu’elle sait produire, c’est-à-dire les richesses de son sous-sol en termes de minerais. Elle veut créer des chaînes de valeurs pour transformer ces matières premières exportées bruites.

« Le Togo de par sa superficie est un petit pays avec une population d’à peu près 8 millions d’habitants, nous avons une ambition portée par Faure Gnassingbé, Président de la République qui va au-delà de nos frontières et nous avons les moyens de les atteindre en termes d’objectifs. Nous croyons en tant qu’africain pour y parvenir et la ZLECAF vient de nous réconforter dans notre vision, celle de pouvoir transformer en Afrique et pousser le commerce intra-africain », a fait savoir Emmanuel Kodzo Adedze, ministre du Commerce, de l’industrie et de la consommation locale.

Au cours des échanges, M. Wankele a souhaité une implication sincère de la diplomatie africaine pour une parfaite réussite du projet du marché unique en Afrique. Avec le secteur privé, le patron de la ZLECAF a présenté l’offre de son institution aux hommes et femmes d’affaires du Togo.

« Je félicite le Togo pour tous ses efforts. Nous continuons par soutenir les produits de base. D’ici dix ans, nous pouvons avoir un marché autonome et se libérer de ce modèle économique en important nos produits. Nous volons aussi nous assurer que 90% des commerçants capables de réduire sinon éliminer les barrières douanières », a indiqué le Secrétaire Général de la ZLECAF.

Conscient que le projet de la ZLECAF ne sera pas sans défis, M. Wankele a invité les acteurs privés du Togo à s’impliquer totalement pour une Afrique émergente d’ici 2040.

Il a par ailleurs présenté les problèmes auxquels la ZLECAF fait face. Il s’agit des obstacles dits non tarifaires, notamment la corruption, la piètre qualité des infrastructures ou le temps d’attente aux frontières. La ZLECAF veut supprimer le droit de douane pour 90% des marchandises.

Bien avant la conférence de presse, le Secrétaire Général de la ZLECAF s’est entretenu avec le Président de la République avec qui, il a montré comment l’Afrique pourra d’ici quelques années accélérer la relance économique à travers un marché unique.

Il faut rappeler la ZLECAF (ou encore ZLECA, ZLEC) a été voulue par les chefs d’Etats et de gouvernements lors de leur 13ème session tenue en virtuelle le 5 décembre 2020 et mis en œuvre depuis le 1er janvier 2021. Un projet qui veut intégrer à terme l’ensemble des 55 Etats membres de l’Union africaine. Objectif, favoriser le commerce au sein du continent, attirer des investisseurs et permettre aux pays africains de s’émanciper de l’exploitation des matières premières.

J.A

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