
©Newsoftogo-(Lomé, le 1er mars 2021)-L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) est aussi parvenue à la conclusion que la pandémie à coronavirus ne disparaîtra pas de sitôt et qu’il faut développer de nouvelles aptitudes pour s’adapter à la situation. Raison pour laquelle, elle a renoué avec sa série de formations des jeunes entrepreneurs. Ce lundi 1er mars 2021, elle a conjointement lancé à Lomé et à Kara une série de formations des jeunes et femmes entrepreneurs sur « les marchés publics ». L’ouverture de la session de Kara a été marquée par la présence du Directeur Général de l’ARMP, Aftar Morou Touré, du Préfet de la Kara, Col Bakali Bawoubadji, de Soumaïla Rassidi de la Direction nationale du contrôle des marchés publics (DNCMP).
Avec cette série de formations suspendue entre temps à cause de la pandémie, l’ARMP veut amener ces jeunes à profiter de l’initiative présidentielle des 25% des marchés qui leur sont réservés par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.
La session de formations va toucher 2100 jeunes entrepreneurs dans trois (3) zones. De ce nombre, 180 participants viennent des préfectures de la zone 3 (Kara). Les mêmes formations sont également prévues à Atakpamé à l’intention des jeunes issus de la zone 2 au cours de la semaine prochaine et à Lomé pour la zone 1 dont la période s’échelonne du 1er mars jusqu’à la fin du mois d’août 2021.
Pendant deux (2) jours que dureront chacune des six (6) sessions programmées dans les trois (3) zones, les participants seront outillés sur « l’environnement des marchés publics et la préparation des offres ».
Le Directeur Général de l’ARMP dit croire que l’engouement des jeunes et femmes entrepreneurs pour la mesure présidentielle allait s’affaiblir à cause des restrictions sanitaires consécutives à la pandémie à la Covid-19. Les entreprises de jeunes et femmes entrepreneurs ont plutôt continué par se créer, passant de 4500 à la fin de 2019 à plus de 6500 aujourd’hui sur le site de la DNCMP.
« Cela va s’en dire que le besoin de formation est réel et nécessite de la part de l’ARMP et de ces partenaires de se décupler pour couvrir ce besoin. A l’issue de ces sessions de formations, nous attendons que ces jeunes soient en mesure d’identifier et d’apprécier les critères d’attributions et d’appliquer les obligations contractuelles essentielles des marchés publics, analyser les besoins exprimés dans les dossiers d’appels d’offre et de définir les conditions d’éligibilité et de participation aux appels d’offre », a laissé entendre M. Aftar Morou Touré.
Le défi à relever pour l’ARMP, la DNCMP et le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) est celui de renforcer les capacités de plus de 4000 jeunes et femmes entrepreneurs qui attendent d’être formés pour mieux profiter des opportunités de cette mesure présidentielle.
J.A