
©Newsoftogo-(Lomé, le 27 juin 2026)-Le gouvernement togolais franchit une nouvelle étape dans la modernisation du secteur des infrastructures routières. Réuni en Conseil des ministres ce vendredi à Lomé, sous la présidence du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, l’exécutif a adopté un décret portant création de la Société nationale de financement routier (SONAFIR), une nouvelle structure appelée à renforcer durablement le financement des routes au Togo.
Cette réforme marque un tournant dans la politique nationale de développement des infrastructures. Elle répond à la nécessité de disposer d’un mécanisme plus performant pour mobiliser les ressources indispensables à la construction, à la réhabilitation et à l’entretien du réseau routier national, considéré comme un levier essentiel de la croissance économique et de l’aménagement équilibré du territoire.
Une réforme motivée par les limites de la SAFER
Créée en 2012, la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER) avait pour mission de mobiliser les ressources destinées à l’entretien du patrimoine routier national. Pendant plus d’une décennie, cette structure a contribué au financement de plusieurs opérations d’entretien des routes.
Toutefois, selon le gouvernement, les évaluations réalisées après plusieurs années de fonctionnement ont mis en évidence des insuffisances structurelles qui limitaient sa capacité à répondre efficacement à l’évolution des besoins du pays.
« Pour y remédier, le décret adopté crée la Société nationale de financement routier (SONAFIR), qui se substitue à la SAFER », indique le communiqué issu du Conseil des ministres.
La création de la SONAFIR s’inscrit ainsi dans une dynamique d’amélioration de la gouvernance du secteur routier et d’adaptation des mécanismes de financement aux ambitions de développement du Togo.
Des missions élargies et des mécanismes de financement renforcés
Contrairement à la SAFER, la SONAFIR bénéficiera de prérogatives plus larges lui permettant d’assurer un financement plus efficace des infrastructures routières.
La nouvelle société disposera notamment de mécanismes renforcés de mobilisation des ressources. Ceux-ci reposeront sur la diversification des instruments de financement, la recherche de nouvelles sources de revenus ainsi que le développement de partenariats stratégiques avec les acteurs publics, privés et les partenaires techniques et financiers.
Cette approche devrait permettre de sécuriser davantage les financements nécessaires à la réalisation des projets routiers et d’accompagner les ambitions du gouvernement en matière de développement des infrastructures.
Une meilleure répartition des responsabilités
La réforme introduit également une clarification des rôles des différents acteurs intervenant dans le secteur routier.
Désormais, la SONAFIR sera exclusivement chargée du financement des infrastructures routières, tandis que AGEROUTE Togo assurera la maîtrise d’ouvrage déléguée des projets routiers, c’est-à-dire la préparation, le suivi et l’exécution technique des travaux.
Cette séparation des responsabilités vise à améliorer la gouvernance, renforcer l’efficacité des interventions et optimiser l’utilisation des ressources publiques consacrées aux infrastructures routières.
Soutenir les ambitions économiques du Togo
À travers la création de la SONAFIR, le gouvernement entend doter le pays d’un outil capable d’accompagner les nombreux projets d’infrastructures inscrits dans sa stratégie de développement.
Le renforcement du financement des routes devrait contribuer à améliorer la mobilité des personnes et des marchandises, réduire les coûts de transport, favoriser les échanges commerciaux et renforcer l’attractivité économique du Togo.
Cette nouvelle société constitue ainsi un maillon essentiel de la politique nationale visant à moderniser les infrastructures de transport et à soutenir une croissance économique durable et inclusive.