
©Newsoftogo-(Lomé, le 05 octobre 2026)-L’Université de Kara pourrait bientôt franchir une nouvelle étape dans son ouverture internationale avec la création d’un Institut Confucius au sein de l’institution. La perspective a émergé à l’issue de la mission effectuée du 27 au 30 septembre 2026 à Chengdu, en Chine, par une délégation de l’Université de Kara conduite par sa Présidente, Professeure Prénam Houzou-Mouzou.

Cette mission, effectuée à l’occasion du 70ᵉ anniversaire de l’University of Electronic Science and Technology of China (UESTC), a permis de renforcer les relations entre les deux institutions et d’explorer de nouvelles pistes de coopération. Parmi celles-ci, la création d’un Institut Confucius à l’Université de Kara apparaît comme l’une des perspectives les plus significatives.

Un projet au service des échanges entre le Togo et la Chine
La mise en place d’un Institut Confucius à Kara pourrait constituer un important levier de rapprochement entre les communautés universitaires et, plus largement, entre les sociétés togolaise et chinoise.
Une telle structure pourrait notamment contribuer à développer l’enseignement de la langue chinoise, à promouvoir la culture chinoise et à favoriser les échanges culturels et académiques. Elle offrirait également un cadre susceptible de faciliter la mobilité des étudiants et des personnels universitaires ainsi que la multiplication des initiatives communes.
L’expérience de l’UESTC dans ce domaine constitue à cet égard un précédent intéressant. L’université chinoise est notamment partenaire de l’Institut Confucius de Montpellier, qui sert de cadre à l’enseignement du chinois et à diverses activités culturelles, tout en favorisant des collaborations dans la recherche, la formation des talents et les échanges d’étudiants.
L’UESTC, un partenaire stratégique
La perspective de création de cet institut s’inscrit dans une volonté plus large de consolidation du partenariat entre l’Université de Kara et l’UESTC. Les échanges engagés à Chengdu ont notamment porté sur l’élaboration d’un protocole d’accord, la mobilité des étudiants et des personnels, les formations conjointes ainsi que le développement de projets scientifiques communs.
Ces différents axes pourraient donner à la coopération entre les deux universités une dimension à la fois académique, scientifique et culturelle.
L’UESTC, créée en 1956 à Chengdu, est particulièrement reconnue dans les domaines des sciences électroniques et des technologies de l’information. Elle propose notamment des formations en informatique, ingénierie électronique, automatisation, ingénierie biomédicale et plusieurs autres disciplines scientifiques et technologiques.
Un nouvel espace d’opportunités pour les étudiants
Pour l’Université de Kara, la création d’un Institut Confucius pourrait surtout ouvrir de nouvelles perspectives à sa communauté universitaire. L’apprentissage du chinois permettrait aux étudiants de développer une compétence linguistique supplémentaire et de mieux accéder aux possibilités d’études, de mobilité et de coopération avec la Chine.
Le projet pourrait également favoriser l’organisation de conférences, d’activités culturelles, de programmes d’échanges et d’initiatives destinées à rapprocher les étudiants togolais de la culture et de la société chinoises.
Au-delà de la langue, l’enjeu est donc celui d’une ouverture sur un espace universitaire et économique majeur, susceptible d’élargir les horizons académiques et professionnels des jeunes formés à Kara.
Une coopération appelée à dépasser le seul cadre culturel
La création envisagée de l’Institut Confucius ne constitue pas un projet isolé. Elle s’inscrit dans une dynamique plus vaste d’internationalisation de l’Université de Kara.
Au cours de la mission en Chine, la délégation universitaire a également noué ou renforcé des contacts avec plusieurs partenaires, notamment l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines à travers le réseau COMUF-UVSQ, l’Université de Montpellier, le Ghana Institute of Management and Public Administration (GIMPA), le Musée international des arts d’Afrique (MIAA), ainsi qu’avec différents acteurs de la coopération sino-africaine.
Pour l’institution, l’enjeu est désormais de transformer ces ouvertures en réalisations concrètes dans les domaines de la formation, de la mobilité, de la recherche, de l’innovation et du partage d’expertises.
Kara, nouvelle passerelle universitaire entre le Togo et la Chine ?
Si elle venait à se concrétiser, la création d’un Institut Confucius à l’Université de Kara constituerait une avancée importante dans le rapprochement entre les deux pays sur le plan universitaire et culturel.
Elle permettrait à l’Université de Kara de disposer d’un nouvel outil d’ouverture internationale et offrirait à ses étudiants et enseignants un espace supplémentaire d’apprentissage, d’échanges et de coopération.
La mission conduite à Chengdu marque ainsi une étape dans cette ambition. Après les premiers contacts, place désormais à la concrétisation du projet et à la définition des modalités permettant de faire de cet Institut Confucius un véritable pont entre Kara et la Chine.