
©Newsoftogo-(Lomé, le 13 mai 2026)-Le Togo amorce une nouvelle étape dans la définition de ses priorités de développement pour les années à venir. Les autorités togolaises ont lancé, ce mardi 12 mai 2026, une vaste série de consultations avec les principaux acteurs de la vie économique et institutionnelle en vue de l’élaboration de la future feuille de route gouvernementale 2026-2031.
Cette dynamique de dialogue concerne aussi bien les partenaires techniques et financiers que les représentants du secteur privé, les organisations de la société civile et diverses institutions nationales. L’objectif affiché est de bâtir un cadre stratégique fondé sur une approche participative capable de répondre aux nouveaux défis économiques, sociaux et sécuritaires auxquels le pays est confronté.
Une initiative impulsée au plus haut niveau de l’État
Cette phase de concertation intervient quelques semaines après le discours à la Nation prononcé à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo par Faure Essozimna Gnassingbé. Le Président du Conseil y avait annoncé sa volonté d’associer l’ensemble des forces vives du pays à la réflexion sur les nouvelles orientations stratégiques de l’action gouvernementale.
Les premières rencontres ont été conduites par Sandra Ablamba Johnson, ministre et Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, en présence de plusieurs partenaires au développement, dont Coumba Sow et Antonius Verheijen.
Les discussions avec le secteur privé ont, quant à elles, réuni plusieurs responsables d’organisations patronales et économiques, notamment les représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, du Conseil national du patronat ainsi que de l’Association des grandes entreprises du Togo.
Construire un nouveau cap dans un contexte mondial incertain
À travers cette démarche, le gouvernement souhaite recueillir les propositions et analyses des différents acteurs afin de mieux identifier les leviers susceptibles d’accélérer la transformation économique et sociale du pays durant la période 2026-2031.
Ces échanges interviennent dans un environnement international particulièrement instable, marqué par les effets persistants des crises sécuritaires, climatiques, sanitaires et économiques qui continuent d’affecter les économies africaines.
Les autorités togolaises entendent ainsi adapter les futures politiques publiques aux réalités actuelles tout en consolidant les acquis enregistrés ces dernières années dans le cadre de la feuille de route 2020-2025.
Trois piliers au cœur de la future stratégie gouvernementale
Le futur cadre stratégique reposera sur trois grandes orientations définies par les autorités togolaises : protéger, rassembler et transformer.
Le premier pilier met l’accent sur le renforcement de la résilience nationale, notamment face aux défis sécuritaires et aux vulnérabilités économiques. Le deuxième vise à consolider la cohésion sociale et l’inclusion afin de renforcer l’unité nationale. Enfin, le troisième axe ambitionne d’accélérer la modernisation de l’économie togolaise pour la rendre plus compétitive, plus innovante et davantage créatrice d’emplois.
Selon Sandra Ablamba Johnson, cette nouvelle feuille de route devra permettre de poursuivre les réformes engagées tout en répondant aux attentes croissantes des populations.
La ministre a d’ailleurs salué les résultats obtenus dans le cadre de la précédente feuille de route, estimant que le Togo a su préserver sa dynamique de développement malgré les turbulences mondiales.
Une approche saluée par les partenaires et les acteurs nationaux
Les partenaires techniques et financiers ont exprimé leur satisfaction quant à l’approche inclusive adoptée par le gouvernement togolais.
Coumba Sow a notamment réaffirmé l’engagement du système des Nations unies à accompagner le Togo dans la finalisation et la mise en œuvre de ce nouveau programme stratégique.
Du côté du secteur privé et des organisations de la société civile, les participants ont également salué la volonté des autorités de favoriser un dialogue ouvert autour des grandes priorités nationales.
Les consultations se poursuivront dans les différentes régions du pays, notamment dans les régions Maritime, des Plateaux, Centrale, Kara et des Savanes, afin de recueillir les préoccupations et propositions des acteurs locaux.
Les contributions issues de l’ensemble de ces échanges serviront de base à la formulation des futurs programmes et projets qui structureront l’action gouvernementale pour les cinq prochaines années.