
(C)Newsoftogo-(Lomé, le 15 juin 2021)-Les victimes de la société Complément alimentaire-coaching-énergie solaire-parfum-interprétariat-crypto monnaies-investissement-finance (CACESPIC-IF SARL n’en peuvent plus. Elles se disent fatiguer de fuir leur maison à cause des prêts contractés dans certaines institutions financières ou chez leur proche alors leurs capitaux estimés à plus d’un (1) milliard de francs CFA sont pris en otage par Digo Hugues Yawovi, le Président Directeur Général de cette société. Depuis décembre dernier, ces victimes qui souffrent de traumatisme et passent des nuits blanches estiment qu’il n’y a qu’une seule autorité au Togo qui peut leur venir en aide, Faure Gnassingbé, Président de la République.
Hugues Yawovi Digo est-il au dessus de la justice togolaise ? C’est l’impression qui se lie dans les visages des victimes estimant que le PDG de cette société de trading a refusé plusieurs invitations et convocations à lui adressées par le Procureur de la République, Essolizam Poyodi.
Devant les professionnels des médias vendredi dernier, les souscripteurs victimes de CACESPIC-IF SARL ont crié leur ras-le-bol.
Leur calvaire a commencé en novembre 2020 quand plusieurs souscripteurs ont remarqué que les revenus n’étaient pas payés. Jusqu’en janvier 2021, la situation n’a pas évolué pour la plupart des souscripteurs. Jusqu’aujourd’hui, ces victimes disent n’avoir rien eu.
« Nous avons suivi la société dans cette démarche jusqu’à ce qu’elle ne décide définitivement de rembourser tous ses souscripteurs, en les informant qu’elle a résilié tous les contrats. Elle a envoyé une information sur télégramme qu’elle est en redressement judiciaire et que l’avocate Ali Berthe a été constituée », a expliqué Ayaba Sahada, porte parole des victimes.
Ce qu’elle ne comprend pas est que jusque-là, aucune information ne leur est parvenue faisant état de la prétendue faillite de la société, à tel point qu’elle a fait ouvrir une procédure de redressement judiciaire à leur insu au même moment elle continuait de prendre les investissements. « Plus tard, la société a orienté les souscripteurs vers le cabinet de maître Ali Berthe, avocate à la cours pour recevoir les fonds de remboursement. Cette dernière n’a rien fait d’autre que du dilatoire envers les souscripteurs traumatises », a-t-elle ajouté.
Ce qui fâche ces victimes est que le premier responsable leur joue des tours. Mais par contre, il rembourse ceux dont il a peur au détriment de la grande partie « restée insatisfaite ».
Pour Félix Kodjo, membre du bureau des victimes, grâce à des recherches minutieuses que nous avons découvert que la société avait introduit depuis le 24 janvier 2021, une requête au tribunal de commerce de Lomé pour l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire pour son compte mais prenait toujours des investissements quand bien même elle est en procédure de redressement, avec promotion à l’appui.
« A l’analyse des faits relatés plus haut, nous avons compris que la société avait un dessein caché, celui d’utiliser la procédure de redressement judiciaire pour empêcher le remboursement des souscripteurs. Car d’après les informations que nous avons collectées, les souscripteurs n’étaient pas informe ni associés à la procédure. Nous n’avons eu aucun mot à dire sur l’évaluation de sa soit disant dette, ni sur le contenu du concordat que le tribunal de commerce devrait homologuer. Le syndic qui a été mis en place, n’a pas rencontré les créanciers comme cela devrait se faire. Elle ne joue donc pas son rôle correctement. Cette façon de faire des syndics donne à croire qu’elle protège la société contre les victimes », a ajouté M. Felix.

Il faut rappeler que c’est la deuxième sortie des victimes de CACESPIC-IF Sarl. Elles ne veulent qu’une seule chose, obtenir l’appui des autorités togolaises au premier rang desquelles, le Chef de l’Etat et de la société civile pour rentrer dans leur droit.