
©Newsoftogo-(Lomé, le 02 août 2023)-Lomé, la capitale du Togo, a récemment été le point de convergence des acteurs majeurs du secteur des télécommunications de la région. En effet, la 14ème réunion du Comité des régulateurs nationaux de Télécommunications des États membres de l’UEMOA (CRTEL) s’est tenue du 24 au 28 juillet derniers, rassemblant des experts des huit pays de l’espace d’intégration. Au cours de cette réunion, d’importantes discussions ont porté sur les défis et les opportunités qui façonnent le domaine des communications électroniques.
Trois grandes thématiques ont guidé ces débats : tout d’abord, la recherche de moyens efficaces pour réduire les tarifs des communications régionales ; ensuite, la nécessité impérieuse d’améliorer la qualité des services ; enfin, l’exploration de l’intégration de l’intelligence artificielle dans les mécanismes de régulation.
Le Togo, quant à lui, affiche des chiffres encourageants à cet égard, selon les données fournies par l’ARCEP. En effet, on observe une tendance favorable avec une baisse significative des tarifs des services mobiles et d’internet fixe, respectivement de 67 % et 64 % en moyenne. Ces statistiques reflètent une dynamique positive émergente qui transforme déjà le paysage des télécommunications dans la région.
Cependant, la question cruciale de la qualité des services demeure au centre des préoccupations. Plusieurs instances régulatrices, dont l’ARCEP-Togo, explorent des solutions technologiques pour répondre à cette problématique. Parmi les initiatives évoquées, figurent l’utilisation d’outils numériques avancés tels que « MyPerf by ARCEP » ainsi que la mise en place de plateformes supervisées par l’intelligence artificielle.
Les discussions ont révélé une aspiration partagée à embrasser l’avenir, en particulier en intégrant l’intelligence artificielle dans le secteur des télécommunications. Néanmoins, cette démarche soulève des interrogations, notamment en ce qui concerne les implications en matière de régulation, de protection des données personnelles et d’opportunités d’emploi. À ce stade, il est important de souligner les avancées significatives du Togo dans le domaine des réglementations sur les données personnelles. Le pays a déjà mis en place un cadre réglementaire robuste, mettant en avant la protection des droits individuels tout en encourageant l’innovation.
À l’issue de ces cinq journées de discussions, un consensus émerge parmi les experts de l’UEMOA : une collaboration renforcée s’avère essentielle pour relever ces défis. Ces échanges pourraient ainsi jeter les bases d’une nouvelle orientation pour les télécommunications dans la région.
La détermination de l’UEMOA à entreprendre une transformation numérique majeure est palpable. Cela se manifeste à travers des initiatives telles que le plan « Togo Digital 2025 » ainsi que d’autres projets similaires au sein des pays membres. Au Togo, plusieurs services de l’administration publique ont déjà été numérisés et l’objectif est de parvenir, d’ici 2025, à une économie largement dématérialisée.