
©Newsoftogo-(Lomé, le 24 novembre 2023)-Le budget 2024 est projeté à 2.166,1 milliards de francs CFA en ressources et en charges, contre 1.975,5 milliards dans la loi de finances rectificative 2023, soit une hausse de 9,6%. C’est la décision à laquelle est parvenu le gouvernement réuni en Conseil des ministres ce jeudi 23 novembre 2023 à Lomé sous la direction du Président de la République, Faure Gnassingbé.
Le budget est élaboré dans un contexte économique international marqué par des incertitudes, des tensions inflationnistes fortes et le durcissement des conditions financières, par suite des mesures de resserrement des politiques monétaires. Il est également tributaire de la menace sécuritaire persistante et de ses conséquences économiques et sociales.
Les grandes orientations budgétaires s’articulent autour de la poursuite de la mobilisation des recettes, de l’élargissement de l’assiette fiscale et de l’optimisation des dépenses. Les recettes budgétaires augmentent de 6,2%, essentiellement portées par les recettes fiscales. Les dépenses enregistrent une hausse de 3,2%.
Passant pour la première fois le cap des 2.000 milliards, le budget se trouve multiplié par 10, par rapport à son niveau d’il y a quelques années, avec une priorité toujours affichée pour le financement des secteurs sociaux, la satisfaction des besoins des populations et le soutien aux couches vulnérables.
Le projet de loi de finances, exercice 2024, est aligné sur les axes stratégiques de la feuille de route gouvernementale, consacrant 48% des ressources à la promotion de l’inclusion et au développement du capital humain, 30,1% à la transformation économique et 21,9% au renforcement de l’État.
Comme les années précédentes le présent projet de loi de finances prévoit qu’un accent soit mis sur le respect de la discipline budgétaire, le renforcement du contrôle a priori et le suivi de la capacité d’absorption des crédits liés à l’investissement, tout en poursuivant la mise en œuvre des réformes structurelles visant à conforter la stabilité du cadre macro-économique.
Le Président de la République a instruit le gouvernement de poursuivre les actions de lutte contre la flambée des prix, en vue de renforcer la résilience des populations, et de maintenir le cap sur la consolidation des bonnes performances du secteur agricole, notamment en matière de production vivrière et céréalière, ce en soutien à la maîtrise de l’inflation.