
©-Newsoftogo-(Lomé, le 6 mai 2020)-Le monde entier vit désormais au rythme du nouveau Coronavirus. Cette pandémie affecte aussi bien les activités humaines que les fêtes. La Journée mondiale de la liberté de presse (JMLP) célébrée chaque 03 mai est passée sous silence. Mais au Togo, cela n’a pas empêché les organisations de presse et les journalistes à jeter un regard dans le rétroviseur, voir ce qui a marché ou pas. Adam Adjronou, Directeur de publication du journal « Vision d’Afrique » fait une réflexion dans laquelle il invite les journalistes Togolais à bannir cette idée selon laquelle, « l’on ne peut plus tirer sa pitance de la presse ».
Pour le patron de cette presse écrite, celui-là même qui a accumulé plusieurs années d’expérience dans le métier, il faut aujourd’hui sortir carrément de cette rhétorique.
« A force de se plaindre, on fini par être complice de son propre sort. Ils doivent chercher les opportunités à saisir en restant journalistes. J’ai approché plusieurs journalistes patron comme employé. Je les ai vus changer de voitures et vivre mieux. Je me suis rendu compte qu’aucun parmi eux n’a pour source de revenue uniquement la presse », a-t-il fait savoir et de se demander en quoi la passion retient un journaliste quand au même moment, la pauvreté le côtoie ?
Selon lui, la passion pour une profession ne peut s’exprimer que dans le mieux vivre et non dans la misère. « Si les employeurs l’ont compris, pourquoi pas les employés qui doivent se plaindre tout le temps et surtout poser que des problèmes sans solutions concrètes ? », se demande-t-il.
Le Directeur de publication de « Vision d’Afrique » pense que les problèmes de la presse sont génériques mais le gain et l’intérêt qu’on y tire sont individuels et personnels.
M. Adam Adjronou invite par ailleurs ses confrères à explorer d’autres pistes d’opportunités, et partant de là, la vrai liberté d’expression peut enfin s’exprimer.
A l’endroit du gouvernement, il se réjouit que les lignes bougent positivement avec l’augmentation de l’aide de l’Etat à la presse à 150 millions de francs CFA. Il reconnaît tout de même que tout n’est pas rose et exhorte par la même occasion le Président de la République, Faure Gnassingbé à « faire plus ».
Il faut rappeler que la journée mondiale de la liberté de presse est placée cette année sous le thème : « Une journalisme sans crainte, ni complaisance ». Au dernier classement de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse, le Togo a gagné cinq (5) places.
Joseph A.