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JMLP : Pour Aimé Ekpé et El Hadj Arimiyao Tchagnao, la presse togolaise se porte bien

©-Newsoftogo-(Lomé, le 5 mai 2020)-La communauté internationale a célébré le 3 mai dernier la journée mondiale de la liberté de presse (JMLP) axée cette année sous le thème : « Un journalisme sans crainte ni complaisance ». Au Togo, cette liberté de presse est « effective » et se « porte d’ailleurs bien », selon le Président de l’Observatoire togolais des médias (OTM), Aimé Ekpé et El Hadj Arimiyao Tchagnao, Président du Conseil national des patrons de presse (CONAPP).

L’un des arguments avancé par Aimé Ekpé soutient est la dépénalisation des délits de presse rendue effective au Togo en 2014, fruit des « journalistes » et des « organisations de presse ».

Grâce à cette dépénalisation, le Président de l’OTM se réjoui qu’« aucun journaliste ne s’est retrouvé derrière les barreaux ». « La liberté de la presse se porte plutôt bien au Togo puisque depuis plusieurs années déjà, le Togo a dépénalisé en 2014 les délits de presse et depuis ce jour, aucun journaliste ne s’est retrouvé derrière les barreaux. C’est dire qu’il y a une lutte acharnée menée par et les journalistes et les organisations de presse qui ont abouti à cette dépénalisation », a-t-il indiqué.

La dépénalisation des délits de presse reste un acquis au Togo. Un acquis mais mal cernée par certains médias. Et plusieurs exercent ce noble métier sans le moindre respect des règles éthiques et déontologiques. Des pratiques qui conduisent parfois leurs auteurs devant la justice. Mais pour garantir cette liberté, l’OTM joue toujours la médiation.

« Nous avons eus beaucoup de dérapages aussi bien en presse écrite, en ligne, radio ou en télévision. Ces plaintes viennent souvent des citoyens ou des personnalités politiques…Mais cela finit toujours bien puisque nous arrivons à retirer le confrère de ce problème », a laissé entendre M. Ekpé avant d’inviter ses confrères au respect règles déontologiques et éthiques.

Pour limiter ces dérapages et autres comportements contraires à la déontologie du métier, des organisations de presse à l’instar du CONAPP multiplient des séances de formation.

« Nous avons eus beaucoup de formations au cours desquelles, nous avions parlé du journalisme d’investigation et la cybercriminalité avec Reporters sans frontières. Nous avions également appris ce qu’est le Fake et comment faire la différence dans le Landerneau médiatique. Toutes ces formations données par Reporters sans frontières à la presse togolaise ont beaucoup joué parce que quand on apprend, on expérimente. Les journalistes Togolais qui ont appris les b.a.-ba et tout ce qui concerne notre métier sont encore plus aguerris et font bien leur travail », a laissé entendre M. Tchagnao et reconnais qu’il y a des défis à relever.

Le président du CONAPP s’est également réjoui des cinq (5) places que le Togo a gagnées lors du dernier rapport de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse.

La journée vise à faire le point sur la liberté d’expression dans le monde et rendre hommage aux journalistes attaqués ou qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur fonction.

Elle permet également d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde et défendre l’indépendance des médias.

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