
©Newsoftogo-(Lomé, le 08 mai 2026)-Le Togo vient d’inscrire une nouvelle page dans l’histoire de son système sanitaire. L’Hôpital Dogta-Lafiè a lancé avec succès la toute première campagne nationale de chirurgie cardiovasculaire jamais organisée sur le territoire togolais. Une avancée médicale majeure qui témoigne des progrès enregistrés dans le domaine des soins spécialisés et du renforcement du plateau technique national.
Démarrée depuis le 03 pour prendre fin le 15 mai 2026, cette campagne a déjà permis la prise en charge chirurgicale de dix (10) patients indigents souffrant de pathologies cardiovasculaires. Ces interventions ont été réalisées entièrement gratuitement grâce au soutien de plusieurs bonnes volontés, parmi lesquelles Faure Gnassingbé.
Selon les responsables de la campagne, le coût réel d’une opération cardiovasculaire est estimé à environ 8 millions de francs CFA au Togo, alors qu’une intervention similaire à l’étranger peut atteindre près de 15 millions de francs CFA, sans compter les frais annexes liés au déplacement et à l’hébergement des patients.
Une étape historique pour la médecine togolaise
Le 8 mai dernier, une conférence de presse organisée à l’Hôpital Dogta-Lafiè a permis de dresser un premier bilan des opérations réalisées depuis le lancement de cette campagne nationale.
À cette occasion, le chef de mission, le Professeur Gabriel Ciss, s’est félicité du succès enregistré par les équipes médicales mobilisées. Il a indiqué que toutes les interventions effectuées jusque-là se sont déroulées dans des conditions optimales, avec des résultats jugés très satisfaisants pour les patients.
Le spécialiste a également salué le niveau de préparation des équipes togolaises ainsi que la qualité des équipements techniques disponibles, estimant que cette campagne démontre que le Togo dispose désormais des compétences nécessaires pour réaliser des opérations cardiovasculaires de haut niveau.
Réduire les évacuations sanitaires coûteuses
Pour le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, cette initiative constitue un tournant important dans la politique sanitaire nationale.
« Le développement de la chirurgie cardiovasculaire au Togo permettra non seulement de sauver davantage de vies, mais aussi de limiter les évacuations sanitaires vers l’étranger, souvent très onéreuses pour les familles et pour l’État », a-t-il précisé.
Il a également rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises de rapprocher des populations des soins spécialisés de qualité et de renforcer progressivement la souveraineté sanitaire du pays.
Dogta-Lafiè affirme son statut d’hôpital de référence
De son côté, le Directeur général de l’Hôpital Dogta-Lafiè, le Médecin Lieutenant-colonel Eyouvei Akata, a salué l’engagement des équipes médicales et techniques ayant contribué à la réussite de cette campagne.
Selon lui, cette première expérience marque une étape décisive dans l’ambition de faire de Dogta-Lafiè un centre hospitalier d’excellence capable d’offrir des soins spécialisés répondant aux standards internationaux.
Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les investissements dans les infrastructures sanitaires, la formation du personnel médical et l’acquisition d’équipements modernes afin de consolider les acquis obtenus.
Une nouvelle perspective pour les patients togolais
Le succès de cette campagne ouvre désormais de nouvelles perspectives pour les patients souffrant de maladies cardiovasculaires au Togo. Longtemps confrontés à l’absence d’offres spécialisées sur le territoire national, de nombreux malades étaient contraints de rechercher des soins à l’étranger, avec des coûts souvent hors de portée.
La réalisation de ces interventions sur place représente donc un soulagement considérable pour les familles concernées et un symbole fort des avancées du système de santé togolais.
À travers cette campagne nationale, le Togo confirme ainsi son ambition de renforcer durablement son offre de soins spécialisés et de positionner progressivement ses structures hospitalières parmi les références médicales de la sous-région ouest-africaine.