
©Newsoftogo-(Lomé, le 15 octobre 2026)-Une soixantaine de professionnels de l’entretien routier venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Togo prennent part, depuis le lundi 12 octobre 2026 et ce pour dix (10) jours, à un atelier régional de perfectionnement professionnel au Centre régional de formation pour l’entretien routier (CERFER), à Lomé.

Cette cinquième édition est consacrée aux pathologies des infrastructures routières, aux méthodes de réparation et aux outils nécessaires à une meilleure prise en charge des travaux d’entretien.
Dans un contexte marqué par la nécessité de préserver durablement le patrimoine routier, cette formation entend apporter aux techniciens des connaissances approfondies et des méthodes pratiques pour diagnostiquer les dégradations, déterminer les interventions appropriées et élaborer les dossiers techniques nécessaires à la réalisation des travaux.
Mieux diagnostiquer les dégradations des routes
L’entretien des infrastructures routières constitue un enjeu majeur pour la mobilité des personnes, le transport des marchandises et le développement économique des pays. La durabilité des routes dépend notamment de la qualité de leur conception, de leur utilisation et de la régularité des interventions destinées à prévenir ou à corriger les dégradations.
C’est dans cette perspective que le CERFER organise cet atelier régional, qui vise à renforcer les capacités techniques des professionnels chargés de l’entretien routier. Pendant dix jours, les participants pourront approfondir leurs connaissances sur les différentes pathologies affectant les infrastructures, les techniques de diagnostic et les méthodologies de réparation.
La formation doit également leur permettre de mieux maîtriser les démarches nécessaires à la préparation des dossiers techniques. L’objectif est de favoriser des interventions plus pertinentes, fondées sur une identification précise des dégradations et sur le choix de solutions adaptées à chaque situation.
À terme, les compétences acquises devraient contribuer à améliorer la qualité des travaux d’entretien, à optimiser les interventions sur le réseau routier et à prolonger la durée de vie des infrastructures.
Le gouvernement insiste sur la préservation du patrimoine routier
Ouvrant officiellement les travaux, le directeur de cabinet KONGNAH Bignoite Frédéric, représentant le ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé des Travaux publics et des Infrastructures, a souligné l’importance d’une gestion plus performante des infrastructures routières.
Il a exprimé sa reconnaissance au président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ainsi qu’au gouvernement pour la politique de grands travaux engagée et les réalisations enregistrées dans le domaine des infrastructures.
Il a toutefois rappelé que les investissements consacrés à la construction des routes doivent s’accompagner de stratégies efficaces pour assurer leur préservation. Les infrastructures routières sont en effet soumises à des sollicitations permanentes, notamment en raison de la circulation des véhicules en surcharge, qui contribue à accélérer leur dégradation.
Dans ce contexte, il devient indispensable de renforcer les mécanismes de gestion et d’entretien afin de protéger les routes contre les agressions quotidiennes et d’intervenir suffisamment tôt lorsque des dégradations apparaissent.
Le représentant du ministre a ainsi invité les participants à tirer pleinement profit de cette formation et à faire preuve de rigueur dans l’acquisition et l’application des connaissances. Il a insisté sur la nécessité d’un travail de qualité, susceptible de contribuer à une meilleure conservation des infrastructures routières.
Le CERFER mise sur des formations adaptées aux besoins du terrain
Prenant également la parole, le directeur général du Centre régional de formation pour l’entretien routier a mis en avant les efforts consentis par son institution pour améliorer la qualité des formations et moderniser ses infrastructures.
Avec le soutien des autorités du Conseil de l’Entente, qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo, ainsi que de ses partenaires techniques et financiers, le CERFER a investi dans le renforcement de ses capacités et l’adaptation de ses programmes aux réalités professionnelles.
Cette orientation vise à rapprocher davantage les enseignements des besoins des entreprises et des administrations chargées de la gestion du réseau routier. Elle répond à la nécessité de former des techniciens capables de faire face aux contraintes du terrain et de proposer des solutions adaptées aux problèmes rencontrés sur les infrastructures.
À travers cette démarche, le centre entend consolider son rôle dans le développement des compétences techniques nécessaires à la réalisation et à la préservation des infrastructures routières dans les pays de la sous-région.
Une ambition régionale pour des routes plus durables
La participation de professionnels issus de cinq pays confère à cette formation une dimension régionale. Elle offre un cadre d’apprentissage et de partage d’expériences autour de problématiques communes, notamment la dégradation des chaussées, les contraintes d’entretien et la nécessité d’une meilleure planification des interventions.
Au-delà du renforcement des compétences individuelles, cette cinquième édition ambitionne de favoriser l’adoption de pratiques professionnelles plus rigoureuses et plus efficaces dans la gestion du patrimoine routier.
Les enjeux sont importants : une meilleure maîtrise des techniques de diagnostic et de réparation peut contribuer à réduire les dégradations, à optimiser les ressources consacrées à l’entretien et à préserver les investissements réalisés dans la construction des routes.
En misant sur le perfectionnement des acteurs du secteur, le CERFER et les pays participants entendent ainsi contribuer à une gestion plus durable des infrastructures routières, indispensables à la mobilité, aux échanges commerciaux et à l’intégration régionale.