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De l’électricité en l’air à la Coopec-Solidarité : Gabriel Legba-Mony sonné de partir, une grève de 72h annoncée à compter du 9 mars 2020

©-Newsoftogo-(Lomé, le 2 mars 2020)-Les prochains jours seront très mouvementés à la Coopec-Solidarité de Lomé. Et pour cause, le personnel de cette institution financière entre en manifestation de trois (3) jours reconductibles à compter du 9 mars 2020 pour exiger le départ « pur » et « simple » du Président du conseil d’administration, Gabriel Legba-Mony, (élu le 1er juin 2019 lors d’une Assemblée générale) si jamais il ne démissionne pas jusqu’à la date de leur entrée en grève.

Face aux professionnels des médias ce lundi à Lomé, les syndicats de la Coopec-Solidarité reprochent à M. Gabriel Legba-Mony d’avoir « licencié » abusivement leur Directeur en la personne de Godomé Dewouna pour avoir fait des affectations, malgré que l’ordonnance le lui interdit.

Pour Yaovi Anlanga, délégué du personnel de la Coopec-solidarité, l’affaire a commencé depuis l’élection du Président du conseil d’administration (PCA) avec des décisions qui ne respectent en rien les textes qui régissent l’institution, mais le goutte d’eau qui a débordé le vase est le licenciement  du Directeur. Ce qui amène Yaovi Anlanga et ses collègues à penser qu’au regard de ses décisions, M. Legba-Mony est en mission recommandée pour disent-ils détruire ce que les Togolais ont construit.

« Nous ne sommes et ne seront pas d’accord parce que la Fucec-Togo et la Coopec-solidarité appartiennent aux Togolais et non à un clan ou à une personne. Nous pensons que les vautours veulent prendre l’argent que des gens ont déposé. Pour créer la crise à l’institution, M. Legba-Mony vient de nommer un autre Directeur qui, malheureusement n’a pas encore pris fonction aujourd’hui et qui écrit déjà aux banques qu’il a retiré la signature de l’ancien Directeur. Nous ne voulons pas de problèmes à la Coopec parce que l’institution marche très bien. C’est pourquoi, nous voulons dénoncer le mal qu’il a fait », a laissé entendre M. Anlanga.

Après avoir dénoncé cette crise de gouvernance qui selon lui créée des problèmes aux  institutions, M. Anlanga indique que l’argent des déposants est garanti. « C’est cet argent que nous sauvons en faisant cette conférence de presse pour alerter d’abord tout le monde et pour que M. Legbamoni quitte l’institution. Ce Directeur qu’il renvoie aujourd’hui a fait de très bons résultats. Depuis que la Fucec-Togo et la Coopec-solidarité existent, si ce n’est le 1er juin 2019, personne ne nous a jamais entendu », a-t-il précisé.

Les syndicats rappellent que l’élection de M. Legba-Mony est même « contestée » et dont la suite est devant les tribunaux aujourd’hui.

La Coopec-solidarité est soutenue dans cette démarche par la Synbank représentée à la conférence de presse leur Secrétaire générale, Josée Patassé. « La Synbank est solidaire avec la Coopec-solidarité. Il faut que M. Legba-Mony ramasse ses clics, claque et part de la tête de cette institution, au cas contraire, la Synbank prendra la grève », prévient Mme Patassé.

Mme Patassé a apprécié le travail combien louable qu’a fait le ministre en charge de la Fonction publique, Gilbert Bawara. « Malgré des pieds et mains pour rencontrer le ministre de l’Economie et des finances, M. Sani Yaya ne nous a pas reçu », a-t-elle ajouté.

Elle lance un vibrant appel aux autorités pour leur venir en aide, sinon l’affaire « va dégénérer ».

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