
©Newsoftogo-(Lomé, le 6 novembre 2020)-Le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), conscient que le renforcement de la protection des personnes et le respect de leurs droits sont une responsabilité commune partagée par tous, se propose d’accompagner le gouvernement dans ses efforts en matière des droits de l’Homme notamment en matière de lutte contre l’usage excessif de force par les forces de l’ordre et de sécurité. L’organisation a organisé ce jeudi 5 novembre à Lomé une rencontre d’échanges entre société et officiers de l’armée togolaise.
Organisée en collaboration avec l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) avec le soutien financier de l’Union européenne, cette rencontre de deux (2) jours a pour objectif de discuter de la mise en œuvre des recommandations du Comité contre la torture (CAT), d’aborder les défis et préoccupations liées au travail des officiers et commissaires et de poser les bases de dialogue constructif entre ces acteurs sur les violences policières.
Pour le Président du CACIT, Me Claude Kokou Amégan, d’après le Code de comportement des autorités responsables de l’application de la loi et les principes de bases des Nations unies sur l’usage de la force et sur l’utilisation des armes à feu par les autorités responsables de l’application de la loi, l’usage excessif de la force devra seulement être utilisé exceptionnellement.
« Ainsi, les autorités responsables de la loi peuvent faire exclusivement usage de la force quand cela est strictement nécessaire dans les limites nécessaires pour accomplir leur devoir y compris pour prévenir un crime, pour permettre ou aider dans l’arrestation légitime des auteurs présumés d’un crime. Ainsi, une utilisation de la force au-delà de ces limites est qualifiée d’excessive », a-t-il indiqué.
Ce dernier n’est pas passé sous silence les réformes effectuées par le gouvernement togolais notamment la « loi fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques du 16 mai 2011 », le « décret portant réglementation du maintien et du rétablissement de l’ordre public du 6 mars 2013 ».
L’adoption de ces textes, a renforcé l’arsenal juridique national dans le sens de l’amélioration de la situation des droits de l’Homme et du respect des droits et libertés publiques fondamentales.
« Cette volonté politique a permis la jouissance des libertés aux citoyens. Il faut rappeler que l’amélioration du cadre juridique, notamment, la mise en place du mécanisme national de prévention contre la torture en avril 2019, à la suite de l’adoption de la loi organique relative à la Commission nationale des droits de l’Homme, la criminalisation de la torture dans le nouveau Code pénal adopté en 2015, la consécration de l’imprescriptibilité de ce crime et les diverses formations données aux forces de l’ordre et de sécurité sur les droits de l’Homme font partie de la lutte contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants »,-t-il précisé.
Selon le Représentant de la Cheffe de la Délégation UE, l’initiative vise à faire du Togo, une vitrine pour le respect des Droits de l’homme à travers la mise en œuvre des recommandations du CAT.
« A travers les échanges, on entend partager des informations et débattre sur les violences extra carcérales et trouver ensemble des solutions adaptées pour l’amélioration de la situation des Droits de l’Homme en général et la mise en œuvre des recommandations du CAT en particulier », a-t-elle soutenue.
Malgré ces efforts remarquables, plusieurs défis restent encore à relever.