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Togo : adoption définitive de la loi de finances rectificative 2025 et de la loi de finances 2026

©Newsoftogo-(Lomé, le 30 décembre 2025)-L’Assemblée nationale a procédé, ce lundi 29 décembre 2025 à l’adoption définitive, à la majorité absolue, de la loi de finances rectificative pour l’exercice 2025 ainsi que de la loi de finances pour l’exercice 2026. Cette décision est intervenue à l’occasion de la sixième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année 2025, tenue en présence du ministre chargé des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, et du ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola.

 

L’adoption de ces deux textes budgétaires majeurs marque l’aboutissement d’un processus rigoureusement encadré par les dispositions constitutionnelles en vigueur sous la Ve République. Conformément à la procédure de la navette parlementaire, les projets de lois ont été successivement examinés et adoptés par l’Assemblée nationale, puis par le Sénat, avant d’être définitivement validés par la Chambre basse, les deux institutions les ayant approuvés dans des termes strictement identiques.

 

À l’issue du vote, le ministre de l’Économie et des Finances a salué la qualité de la conduite des travaux parlementaires, tout en rendant hommage aux présidents des deux chambres et aux commissions ayant contribué à la richesse des échanges. Il a rappelé que l’adoption des lois de finances constitue un moment essentiel de la vie institutionnelle d’un État.

 

Selon lui, au-delà de leur dimension technique et comptable, ces votes traduisent un acte de confiance collective en l’avenir du pays et un engagement partagé en faveur de la construction d’une nation forte, solidaire et prospère.

 

« Le vote de la loi de finances rectificative 2025 et de la loi de finances initiale 2026 marque l’aboutissement d’un marathon parlementaire de quarante-trois jours. Les débats ont été soutenus, vos contributions précieuses, vos observations pertinentes et vos recommandations pleinement intégrées. Vous avez su porter avec justesse les préoccupations des populations et les aspirations légitimes des territoires », a déclaré Essowè Georges Barcola.

 

Le ministre a tenu à souligner que ces lois de finances ne sauraient être réduites à de simples agrégats chiffrés. « Derrière chaque ligne budgétaire se trouvent des actions concrètes au bénéfice des citoyens : écoles, hôpitaux, routes, pistes rurales et infrastructures sociales », a-t-il précisé.

 

Prenant la parole, le président de l’Assemblée nationale, Prof Komi Selom Klassou, est revenu sur le cadre constitutionnel et organique ayant gouverné l’examen et l’adoption des textes. Il a indiqué que les travaux se sont déroulés dans le strict respect des dispositions de l’article 30 de la Constitution du 6 mai 2024, de la loi organique relative aux lois de finances du 27 juin 2014, ainsi que du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

 

Il a également rappelé les prescriptions de l’article 28, alinéa 1er, de la Constitution, qui organisent la navette parlementaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat. L’absence de divergence entre les deux chambres, celles-ci ayant adopté les projets « dans les mêmes termes », a permis une adoption définitive conforme, sans nécessité de nouvelle délibération ni d’amendement.

 

Le président de l’Assemblée nationale a enfin exhorté les acteurs publics à poursuivre les efforts en matière de stabilité macroéconomique, de transparence financière et de développement durable.

 

« Par cette adoption définitive, le gouvernement, sous la haute impulsion de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil, se voit doté des instruments nécessaires pour poursuivre la transformation du Togo vers un développement inclusif et partagé », a-t-il déclaré.

 

Avec la validation de ces deux lois de finances, le Parlement ouvre ainsi une nouvelle phase de l’action publique, placée sous le signe de la rigueur, de la responsabilité et de l’efficacité.

 

À titre de rappel, la loi de finances pour l’exercice 2026 est équilibrée en ressources et en charges à 2 751 542 015 000 francs CFA, soit une augmentation de 14,8 % par rapport à l’exercice 2025. Quant à la loi de finances rectificative 2025, elle est arrêtée à 2 436 milliards de francs CFA, contre 2 396,6 milliards de francs CFA initialement prévus, enregistrant ainsi une hausse de 39,4 milliards de francs CFA.

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