
©-newsoftogo-(Lomé, le 6 novembre 2019)-Les Togolais de l’extérieur peuvent enfin voter, ceci à compter des élections présidentielles doivent se tenir entre le 19 février et le 5 mars 2020. Les députés de la 6ème législature réunis ce mardi à l’hémicycle (Lomé) au cours de leur 8ème séance plénière de la 2ème session ordinaire ont voté la révision du code électoral.
Le texte porte essentiellement sur le type d’élection auquel les Togolais de l’étranger peuvent prendre part le nombre d’électeur potentiel minimum pour l’ouverture d’une Commission électorale d’ambassade indépendante (CEAI), la particularité de la composition des démembrements de la CENI à l’extérieur, les pièces à fournir pour se faire inscrire sur la liste électorale de sa CEAI, les conditions de la campagne électorale dans un pays à l’étranger, les conditions d’interventions sur les médias d’Etat tout résidant à l’étranger et l’exigence de la résidence dans le pays de vote avant de siéger pour le compte d’un parti politique dans un démembrement de la CENI à l’extérieur.
Si c’est une innovation saluée par les groupes parlementaires Union pour la République (UNIR) et l’Union des forces de changement (UFC) qui ont voté favorable, les députés du groupe parlementaire NET-PDP se sont abstenus.
Pour l’émissaire du gouvernement présent au vote, le ministre Payadowa Boukpessi de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales ce vote vient clôturer l’exécution des reformes et des recommandations faites à notre pays par la CEDEAO dans le cadre du règlement de la crise que nous avons connu en 2017 et 2018. « A présent, tout est prêt pour la poursuite du processus électoral des élections présidentielles de 2020 », a déclaré le ministre.
« Si nous voulons être réalistes, nous devons reconnaître que cette possibilité offerte à nos compatriotes de l’extérieur est rendue possible grâce à l’engagement politique du Président de la République, Son Excellence, Monsieur Faure Gnassingbé qui ne ménage aucun effort pour préserver un climat de paix et de cohésion nationale », a laissé entendre Yawa Tségan, Présidente de l’Assemblée nationale avant d’émettre le vœu de voir ces nouvelles dispositions soient perçues par tous les acteurs comme offrant un meilleur cadre pour une élection démocratique.