
©Newsoftogo-(Lomé, le 15 janvier 2023)-Au cours de la dernière semaine avant la fin de l’année 2023, une vidéo de l’élève Afanvi a circulé sur les réseaux sociaux, le montrant tenant des propos déplacés dans une salle de classe en présence d’un professeur. Cette vidéo de 17 secondes va mettre en péril l’avenir de cet enfant.
Les jours qui précèdent ceux des congés dans la plupart des établissements scolaires primaires, secondaires, dans les lycées et même sur les campus sont des moments de joie pour les élèves qui se réjouissent de diverses manières malgré qu’ils ne soient pas encore en congés. Et les heures des professeurs qui ont terminé leurs programmes du trimestre sont pour la plupart des temps libres. C’est au cours de ces moments d’euphorie que l’élève Afanvi a choisi, malgré la présence d’un professeur, de faire une vidéo dont le contenu frise le ridicule.
Postée premièrement dans un groupe d’élèves du même lycée, la vidéo s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux et est devenue très virale avant la célébration de Noël. Déjà le 26 décembre, les acteurs de l’éducation de la région de la Kara ont pris à bras-le-corps le sujet. Le 29 décembre 2022, par la décision N° 1903/22/DRE- KA, un conseil de discipline a été mis en place pour statuer sur le sujet.
DECISION DU CONSEIL DE DISCIPLINE
Suite aux travaux menés par les membres du conseil de discipline, il a été décidé purement et simplement l’exclusion de l’élève en question de tous les établissements de la région. Décision signée par M. Kodjo GNONEGUE, Directeur Régional de l’Education de la Kara. Il est suivi dans la foulée par son collègue de la région des Plateaux. Pour le moment, aucune décision des autres régions.
Pour certains, cette décision est de trop, même s’il est vrai que l’élève a commis l’erreur de tenir des propos discourtois en plein cours et en présence du professeur. C’est irrationnel et irréfléchi. Mais il est important d’écouter l’enfant et découvrir ce qui l’a poussé à poser un tel acte qui porte atteinte à son avenir.
Toutes conscience est consciente de quelque chose, nous dit la philosophie. Ce comportement n’est pas anodin. Face à cette situation, il fallait impliquer les pédagogues, les conseillers pédagogiques et creuser à fond avant de prendre toute décision. C’est comme si cet enfant est abandonné. Mais c’est le moment où il a le plus besoin des acteurs de l’éducation. La solution n’est pas de l’exclure. Le sens profond de l’éducation, c’est de permettre à tout le monde de s’adapter. Cet enfant a un comportement inadapté, il faut l’adapter par l’éducation ; ne pas le faire, c’est ôter à l’éducation son sens essence.
« L’exclusion de cet élève pour mauvaise conduite à l’école dénature le sens pédagogique du mot éduquer », nous dira Bouraila Naboudja, professeur de philosophie. Et pour renchérir, le Directeur de publication du journal FLAMBEAU des Démocrates plaide en faveur de cet élève en ces termes : « L’élève ne s’est certes pas bien comporté par sa vidéo tournée en classe. Est-ce que ça mérite une sanction ? Oui. Une exclusion ? Non, Qui n’a pas une fois gaffé en classe ? Juste qu’à l’époque, il n’y avait pas les réseaux sociaux».
Pour d’autres, cette décision est à la hauteur de la gravité de la faute commise par l’enfant. Par une décision ministérielle, faut-il le rappeler, il a été interdit l’utilisation des téléphones portables dans les enceintes des lieux de l’éducation, notamment dans les écoles primaires et secondaires.
Dans ce cas précis, le règlement intérieur du Lycée de Kara I n’autorise pas non plus l’utilisation des téléphones dans l’établissement.
En retournant un peu dans le passé d’ AFANVI, c’est un élève récidiviste Il nous revient qu’il aurait fait la prison l’année passée pour vente de stupéfiants à ses camarade de classe. Il aurait été libéré pour passer les examens. Voilà ce qu’il nous démontre déjà au premier trimestre. A cette allure, il faut s’attendre au pire au deuxième trimestre et à la catastrophe au troisième trimestre. Cet élève à besoin d’un psychologue pour son suivi.
A l’aune de tous ce qui précède, il serait préférable qu’on fasse les états généraux de l’éducation afin de redéfinir les contours de l’éducation et surtout les punitions qu’on doit donner aux enfants dans nos écoles. Sinon le retour du bâton ou d’un autre moyen de punition s’avère nécessaire.
Et pour le cas d’AFANVI, il faut la clémence des acteurs de l’éducation de la région de la Kara pour sauver l’avenir de cet enfant. C’est le moment de l’aider. Puisqu’on n’a pas eu des décisions venant des autres régions pour le moment, sa punition serait d’aller continuer les études dans une autre région. « Pardon, sauvez l’avenir de cet élève », a plaidé Loïc LAWSON, Directeur de publication du journal Flambeau des Démocrates. C’est une doléance qu’il adresse au ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’Artisanat qui a le dernier mot dans cette affaire.
Pour le moment, c’est wait and see.
B.B