
©-Newsoftogo-(Lomé, le 1er mars 2020)-Alors que les messages de félicitations commencent par parvenir au Président de la République et candidat de l’Union pour la République (UNIR), Faure Gnassingbé pour sa brillante réélection à plus de 72%, un parti politique demande carrément l’annulation de ce scrutin du 22 février dernier. Le Secrétaire Général du Front des architectes de la République (FAR) du pasteur Johannes Bavon « craint » la situation que présente ce scrutin présidentiel depuis le 22 février dernier et demande à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Cour constitutionnelle, la commission de la CEDEAO, l’Union africaine, au groupe des 5 de protéger les droits des citoyens et la démocratie au Togo.
Dans un communiqué dont copie a été adressée à notre rédaction, le pasteur Johannes Bavon et son mouvement politique demandent à toutes les institutions nationales et internationales précitées, de proclamer la nullité du scrutin présidentiel du 22 février 2020 au regard des violations diverses du droit électoral et des principes régissant une élection transparente et démocratique pour éviter es soulèvements visant la démission de l’autorité illégitime et par conséquent la résurgence de la crise sociopolitique qui a secoué le Togo ces dernières années.
Johannes Bavon demande également à ces autorités de « s’abstenir de toute forme de reconnaissance de l’autorité illégitime », d’ « exercer toutes les pressions nécessaires pour garantir le respect du choix électoral des togolais », notamment en cessant toute relation économique et diplomatique avec ladite autorité illégitime, d’ « aider à mettre en place dans les plus brefs délais », une période de transition politique visant à protéger et à défendre la démocratie au Togo.
« Considérant tout d’abord, l’organisation unilatérale des élections présidentielles longtemps contestée par le peuple togolais, considérant ensuite, le détournement des institutions électorales par le parti au pouvoir à des fins contraires à leur vocation, considérant particulièrement, irrégularités du fichier électoral et le déni du droit tant des candidats de l’opposition que de la société civile à l’observation du scrutin, considérant enfin, les preuves irréfutables qui révèlent des fraudes massives organisées par le pouvoir en place, violant ainsi les dispositions du code électoral togolais, il apparait clairement que ces diverses manœuvres et irrégularités constituent une violation certaine des lois électorales aboutissant au constat indéniable de la fausseté des résultats proclamés le dimanche 23 février 2020 », a précisé le communiqué signé du premier responsable du FAR.
Le résultat de tout ceci selon le pasteur Johannes Bavon est le maintien en place d’une autorité illégitime et illégale au sommet de l’Etat, ce qui crée une tension vive au sein de la population, un début de violence faite aux citoyens et des arrestations arbitraires.
Pour l’heure, le candidat de la dynamique Kpodzro, Messan Gabriel Agbeyoé Kodjo ne reconnaît toujours pas sa défaite. Il pense avoir gagné l’élection présidentielle et veut nommer son Premier ministre et les membres de son gouvernement. La manifestation qu’il a prévue ce samedi 29 février a été dispersée pour la simple raison que le gouvernement dit n’avoir « pas été informé ».
Rose A.